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	<title>La dyspn&#233;e terminale - commentaires</title>
	<link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75</link>
	<description>
&#192; l'extr&#234;me fin de vie la dyspn&#233;e est une situation assez fr&#233;quente : ce n'est pas pour rien que dans la vision la plus r&#233;pandue on meurt quand s'arr&#234;te la respiration. Il est donc naturel qu'il y ait des troubles respiratoires en fin de vie. La dyspn&#233;e terminale pose avant tout la question de sa tol&#233;rance : Par le malade. Par l'entourage. Par les soignants. &#201;VALUER LA SITUATION : La premi&#232;re chose &#224; faire est de se donner les moyens de comprendre o&#249; on en est. Observer la dyspn&#233;e : En phase terminale (...)
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	<language>fr</language>
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    <item>
        <title>Fibrose et oxyg&#233;noth&#233;rapie </title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment16090</link>
        <dc:date>2019-05-02T19:54:53Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonsoir, Lola.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voulez-vous que je vous donne une id&#233;e de ce qui va se passer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ne serait pas s&#233;rieux de ma part : les m&#233;decins qui ont vu votre p&#232;re ne savent pas vous donner de pronostic et&#8230; vous voudriez que, moi qui ne l'ai pas vu, je vous en donne un ? Il vous faut au contraire leur savoir gr&#233; de leur prudence. Le m&#233;decin qui vous a dit &lt;i&gt;qu'il ne fallait pas se fier aux moyennes trouv&#233;es sur le net&lt;/i&gt;, a tr&#232;s bien r&#233;pondu ; non que ces moyennes soient fausses, mais ce sont des moyennes, la dispersion des valeurs est importante, de sorte que si ces moyennes permettent de dire ce qui va arriver &#224; une population de cent malades elle ne dit rien de ce qui va arriver &#224; ce malade pr&#233;cis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre on vous a dit clairement qu'on n'en m&#232;ne pas large. Et malheureusement je vous le confirme. Il y a au moins deux &#233;l&#233;ments p&#233;joratifs : le fait que son &#233;tat n&#233;cessite des d&#233;bits d'oxyg&#232;ne d&#233;j&#224; &#233;lev&#233;s, et le fait qu'il a d&#233;j&#224; pr&#233;sent&#233; une d&#233;compensation cardiaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'attendrais rien de l'Esbriet. L'avis de la Haute Autorit&#233; de Sant&#233; est d'ailleurs dissuasif : &lt;a href=&#034;https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2023166/fr/esbriet-pirfenidone-immunosuppresseur&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel='nofollow external'&gt;https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2023166/fr/esbriet-pirfenidone-immunosuppresseur&lt;/a&gt; ; mais vous pouviez le suspecter en comparant le prix du traitement et son taux de remboursement, qui suffit &#224; indiquer que c'est un traitement qui n'a pas fait ses preuves ; on peut &#224; la rigueur le tenter dans les formes l&#233;g&#232;res, mais nous n'en sommes plus l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#202;tes-vous dans une phase de soins palliatifs ? Oui, au moins dans un sens : en mati&#232;re de fibrose pulmonaire, aucune gu&#233;rison n'est possible ; on est donc d'embl&#233;e dans une situation palliative. Mais cela veut-il dire que vous &#234;tes dans une situation de fin de vie ? Oui, l&#224; encore ; sauf que cela ne permet pas de dire combien de temps cette fin de vie va durer. L'exercice est d'autant plus p&#233;rilleux que ce n'est pas l'&#233;volution de fond de la maladie qui va faire le pronostic mais les maladies de rencontre, notamment les infections, mais aussi les troubles cardiaques (et le diab&#233;tique y est plus expos&#233; que les autres). Bref, vouloir poser un pronostic c'est mission impossible tant l'impr&#233;visible est le plus probable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais&#8230; je ne vous dis l&#224; que des &#233;vidences. Tout &#231;a vous le savez. Je crois que cette conversation sert &#224; autre chose ; peut-&#234;tre, justement &#224; formuler une bonne fois ce qu'il vous est (oh, comment ne pas le comprendre) si difficile d'accepter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je reste &#224; votre disposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>Fibrose et oxyg&#233;noth&#233;rapie </title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment16088</link>
        <dc:date>2019-05-02T16:23:00Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour &#224; toutes et &#224; tous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je souhaitais simplement partager avec vous l'histoire de mon p&#232;re qui a &#233;t&#233; diagnostiqu&#233; fibrose pulmonaire idiopathique en 2007 &#224; l'&#226;ge de 62 ans. Ancien fumeur et ayant travaill&#233; en contact avec les poussi&#232;res de silice, sa maladie est rest&#233;e silencieuse et asymptomatique pendant environ 10 ans malgr&#233; une aggravation &#233;volutive en imagerie.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
En 2014, le professeur qui avait diagnostiqu&#233; sa maladie quelques ann&#233;es auparavant lui a rappel&#233; de bien se faire suivre et qu'un traitement par Esbriet devait prochainement &#234;tre envisag&#233;, recommandations que mon p&#232;re n'a pas souhait&#233; suivre compte tenu de son &#233;tat g&#233;n&#233;ral plus que correct malgr&#233; son diab&#232;te et 2 acccidents vasculaires.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
En d&#233;cembre 2018 (11 ans apr&#232;s la d&#233;couverte de la maladie), les chose se sont compliqu&#233;es.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Les sympt&#244;mes ont d&#233;marr&#233; par une toux persistante accompagn&#233;e d'une infection pulmonaire tra&#238;nante difficilement &#233;radicable malgr&#233; les associations d'antibiotiques.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
L'essoufflement, quant &#224; lui, s'est peu &#224; peu install&#233;.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Malgr&#233; son &#233;tat, il a tard&#233; &#224; consulter son pneumologue de ville, qui a constat&#233; une diminution des capacit&#233;s respiratoires et qui a clairement indiqu&#233; que sans prise en charge imm&#233;diate (il entendait hospitalisation et mise sous traitement) il y avait un risque &#233;lev&#233; de d&#233;gradation nette de la maladie et une mise sous oxyg&#232;ne dans un d&#233;lai de 3 mois.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Pensant qu'il s'agissait d'un mauvais pronostic, mon p&#232;re a consult&#233; deux autres m&#233;decins qui malheureusement l'ont confort&#233; en lui disant qu'un traitement plus fort par antibiotiques suffirait.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Et malgr&#233; nos multiples arguments, mon p&#232;re n'a rien voulu savoir jusqu'en f&#233;vrier 2019 o&#249; il est entr&#233; en urgences en l'h&#244;pital de ville car l'essoufflement s'&#233;tait nettement aggrav&#233; le tout soulign&#233; par une d&#233;compensation cardiaque.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Il est rest&#233; hospitalis&#233; environ 1 mois en passant par divers services (soins intensifs, cardio, pulmonaire...), les scanners ont montr&#233; que la fibrose s'&#233;tait manifestement aggrav&#233;e et qu'il &#233;tait en pleine exacerbation de la maladie. Il a d'ailleurs perdu 13 kilos et a &#233;t&#233; mis sous oxyg&#232;ne de jour comme de nuit. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Il a &#233;t&#233; transf&#233;r&#233; par la suite dans un h&#244;pital parisien o&#249; le m&#233;decin nous a indiqu&#233; qu'il avait perdu trop de temps et qu'il aurait d&#251; venir bien avant afin qu'un traitement soit d&#233;marr&#233;.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Il nous a indiqu&#233; que ses deux poumons &#233;taient tr&#232;s atteints et qu'il devrait tr&#232;s &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
probablement garder son oxyg&#232;ne &#224; vie.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Nous lui avons &#233;galement demand&#233; quel &#233;tait &#224; pr&#233;sent son esp&#233;rance de vie (compte tenu de son &#233;tat g&#233;n&#233;ral) ce dernier nous a r&#233;pondu qu'il ne fallait pas se fier aux moyennes trouv&#233;es sur le net, ce qui a &#233;t&#233; tr&#232;s encourageant pour notre moral mais surtout pour celui de mon p&#232;re.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Il a donc &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; de d&#233;marrer le traitement sous Esbriet, traitement que mon p&#232;re a voulu &#233;viter jadis mais en lequel il fonde ses derniers espoirs aujourd'hui.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Il est rentr&#233; &#224; la maison d&#233;but avril 2019, tr&#232;s diminu&#233;, amaigri, sous oxyg&#232;ne permanente et supporte difficilement les effets secondaires du traitement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a &#233;t&#233; de nouveau hospitalis&#233; pour un &#339;d&#232;me pulmonaire et est pass&#233; &#224; 5 litres au repos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons parfaitement que la situation est grave, les m&#233;decins ne se prononcent pas trop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous souhaiterions avoir votre avis. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Sommes nous dans une phase de soins palliatifs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A quoi devons nous nous attendre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci infiniment pour votre retour.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Lola</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15940</link>
        <dc:date>2018-12-09T10:33:16Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour, Virginie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, vous &#234;tes un peu perdue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On le serait &#224; moins. Non seulement parce que les tribulations qui ont &#233;t&#233; les v&#244;tres toutes ces derni&#232;res ann&#233;es sont d&#233;routantes, incompr&#233;hensibles (et d'ailleurs largement inexpliqu&#233;es), mais aussi parce que, tout simplement, vous &#234;tes en deuil. Et votre r&#233;action est celle du deuil normal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi vous &#233;prouvez quelque chose qui est de l'ordre de la col&#232;re. Col&#232;re diffuse, et sur laquelle vous arrivez d&#233;j&#224; &#224; faire la part des choses.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Col&#232;re contre les professionnels, mais vous en &#234;tes d&#233;j&#224; revenue.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Col&#232;re contre vous-m&#234;me : vous auriez pu faire autrement&#8230; mon Dieu, vous avez pourtant si bien tenu votre r&#244;le !
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Col&#232;re contre le destin : oui, votre mari s'est battu, avec acharnement, sans jamais se plaindre, sans baisser les bras, et il n'a pas &#233;t&#233; r&#233;compens&#233; de ses efforts. Cette col&#232;re est la plus difficile &#224; ma&#238;triser, parce qu'elle nous affronte &#224; une r&#233;alit&#233; un peu d&#233;sesp&#233;rante : le destin est aveugle, le monde n'a pas de sens, la seule solution que les hommes ont trouv&#233;e pour &#233;chapper &#224; ce vide, c'est Dieu, &#224; qui personne n'est forc&#233; de croire. Pourtant, vous &#234;tes d&#233;j&#224; tr&#232;s avanc&#233;e sur cette voie : &lt;i&gt;il y a des fois ou il faut admettre qu'il n'y a plus d'espoir et c'est cela qui est difficile.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci &#224; vous, au contraire. Je reste &#224; votre &#233;coute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15938</link>
        <dc:date>2018-12-06T21:16:38Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonsoir,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;je n'ai rien contre les m&#233;decins ils &#233;taient aussi d&#233;sempar&#233;s que moi, c'est vrai que mon mari &#224; eu sa dose &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
&#224; lui tout seul et jamais il ne s'est plaint il a toujours travaill&#233; m&#234;me apr&#232;s la greffe ,plus une h&#233;patite E alors qu'on n' a jamais voyag&#233; , sans compter l'abc&#232;s suite &#224; la gastrotomie , en fait le cancer pharyng&#233;e &#224; d&#233;but&#233; en juin 2017 , donc chimio et radioth&#233;rapie plus poches bien s&#251;r, apr&#232;s contr&#244;le r&#233;gulier chez ORL qui lui passe excuser moi je ne sais pas le nom une petite cam&#233;ra par le nez pour voir l'&#233;tat du pharynx donc &#224; part un o&#232;d&#232;me ce qui est normal apr&#232;s l'inflammation des tissus suite &#224; la radioth&#233;rapie, il nous &#224; dit que c'&#233;tait propre et sur la bonne voix, ensuite il a eu des contr&#244;les tout les mois, il avait repris du poids et pensais retourner travailler mais malheureusement il a eu mal au bas du dos du coup pet scan et la m&#233;tastase donc radioth&#233;rapie &#224; nouveau, qui sont partis , mais 1 mois plus tard &#231;a a recommenc&#233; , je sais que c'est un cas complexe , mais je l'ai vu tellement se battre et se relever que je suis un peu perdu. Et je sais que les m&#233;decins et infirmi&#232;res ont fait ce qu'ils ont pu. Voil&#224; il y a des fois ou il faut admettre qu'il n'y a plus d'espoir et c'est cela qui est difficile. Merci. Virginie.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>ROBIN</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15937</link>
        <dc:date>2018-12-06T20:44:44Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonsoir, Virginie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous me parlez l&#224; d'une situation encore plus compliqu&#233;e que je ne le croyais. Et cela me renforce dans la conviction que les professionnels ont travaill&#233; au mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'importe quel m&#233;decin, devant le tableau que vous d&#233;crivez, voit d&#233;filer imm&#233;diatement toute une s&#233;rie de souvenirs. Et les malades qu'il voit avec une cirrhose et un cancer du larynx sont tous des alcooliques qui fumaient deux paquets par jour. La situation que vous d&#233;crivez est tout &#224; fait exceptionnelle et d&#233;routante. L'hypoth&#232;se que je privil&#233;gierais est celle d'une cirrhose biliaire primitive, affection rare dont, en effet, on ignore l'origine, associ&#233;e &#224; un cancer du larynx non li&#233; au tabac, situation elle aussi peu fr&#233;quente, mais dont on sait qu'elle existe (sans m&#234;me d'exposition professionnelle).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cancer du larynx m&#233;tastase peu, et il &#233;volue assez lentement. En principe son traitement est chirurgical, mais il peut arriver en effet que l'op&#233;ration soit impossible. Dans ce cas on peut recourir &#224; la radioth&#233;rapie (parfois le laser), ou la chimioth&#233;rapie. Mais dans ce cas il n'est pas facile d'affirmer la gu&#233;rison. Il serait int&#233;ressant de savoir quand le cancer a &#233;t&#233; trait&#233;, comment on a dit qu'il &#233;tait gu&#233;ri, et plus encore si on a des raisons de penser qu'&#224; la fin il avait rechut&#233;. Je dis cela parce que ce n'est pas clair dans votre esprit ; vous &#233;crivez en effet : &lt;i&gt;il avait un cancer pharyng&#233; soi-disant gu&#233;ri&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi est-ce important ? Parce que cela explique pour une bonne part le d&#233;sarroi des m&#233;decins. En somme ils se sont retrouv&#233;s face &#224; un malade qui pr&#233;sente un cancer du larynx probablement gu&#233;ri, mais avec une incertitude car cette gu&#233;rison est toujours difficile &#224; affirmer, qui a des m&#233;tastases dont on ne conna&#238;t pas l'origine, qui pr&#233;sente un diab&#232;te &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; sans rapport avec l'une ou l'autre de ces pathologies&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et vous auriez voulu qu'ils vous disent des choses claires, qu'ils trouvent une strat&#233;gie adapt&#233;e, qu'ils sachent d&#233;cider d'embl&#233;e que le d&#233;s&#233;quilibre du diab&#232;te s'inscrit, non pas dans le cadre d'un effet secondaire tr&#232;s fr&#233;quent avec les immunosuppresseurs, mais dans celui d'une d&#233;faillance de fin de vie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait leur pr&#234;ter beaucoup de perspicacit&#233;. Pour ma part je n'aurais pas su.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15936</link>
        <dc:date>2018-12-06T20:06:38Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonsoir,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je voulais vous remercier d''avoir pris le temps de r&#233;pondre &#224; mes questions, c'est vrai que j'ai oubli&#233; de vous dire que pour le foie ils n'ont jamais pu dire d'ou cela venait car il ne buvait pas , et n 'a jamais fum&#233;.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Et le cancer du larynx c'&#233;tait mal situ&#233; donc inop&#233;rable, l'orl nous &#224; dit qu'il pensait que les m&#233;tastases ne venaient pas en effet du cancer du larynx. Merci Monsieur pour ses informations. Cordialement. Virginie&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>ROBIN</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15935</link>
        <dc:date>2018-12-06T18:17:46Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonsoir, Virginie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne peux pas vous donner un avis bien cat&#233;gorique sur une situation que je n'ai pas vue et dont j'ignore tout. Mais voil&#224; comment je peux essayer de reconstituer les choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons affaire &#224; un patient jeune, qui pr&#233;sente un cancer pharyng&#233;. Auparavant il a eu un probl&#232;me h&#233;patique suffisamment grave pour n&#233;cessiter une greffe. La principale pathologie pour laquelle on fait des greffes du foie est la cirrhose, et la question se poserait de savoir &#224; quoi il devait cette cirrhose ; de m&#234;me la cause essentielle des cancers du pharynx est le tabac, avec quelques exceptions. Ces cancers gu&#233;rissent souvent par la chirurgie, et il n'est pas si fr&#233;quent que cela qu'ils fassent des m&#233;tastases. Autant dire qu'il &#233;tait logique de le croire gu&#233;ri. La survenue de m&#233;tastases (o&#249; ?) a &#233;t&#233; une mauvaise surprise. Mais ces m&#233;tastases une fois constat&#233;es, il faut faire un pronostic ; et chez un sujet jeune la survie apr&#232;s la d&#233;couverte de m&#233;tastases d'un cancer de ce type est au minimum de plusieurs mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous dis cela pour vous expliquer que l'&#233;volution de votre mari a &#233;t&#233; inhabituellement mauvaise, et qu'il n'est pas &#233;tonnant que les m&#233;decins aient &#233;t&#233; pris de court. Je ne suis donc pas surpris qu'ils aient propos&#233; une hospitalisation pour &#233;quilibrer un diab&#232;te : cela montre simplement qu'ils ne s'attendaient pas &#224; ce qui s'est produit. Et je ne suis pas du tout s&#251;r que, plac&#233; devant la m&#234;me situation, je m'y serais attendu. Cela vous donne une r&#233;ponse &#224; votre premi&#232;re question :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ce que je ne comprends pas c'est qu'on nous a fait esp&#233;rer jusqu'au bout ; pourquoi ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simplement parce que cette &#233;volution dramatique n'&#233;tait pas pr&#233;visible au moment de son admission &#224; l'h&#244;pital. Et la suite nous le prouve :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Apr&#232;s une semaine d'h&#244;pital ils m'ont dit : il lui reste quelques semaines&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien la r&#233;ponse &#224; votre question : ils ont mis une semaine &#224; sa rendre compte que la situation &#233;tait beaucoup plus grave qu'ils ne le pensaient. Ce n'est pas beaucoup, face &#224; un sujet jeune. Et d&#232;s qu'ils l'ont compris ils vous en ont inform&#233;e : ils ne vous ont pas&lt;i&gt; fait esp&#233;rer jusqu'au bout&lt;/i&gt; ; j'en veux pour preuve un fait significatif : quand ils ont compris que votre mari &#233;tait en fin de vie, ils ont r&#233;vis&#233; leur pronostic mais ils ne s'&#233;taient pas encore rendus &#224; la cruelle &#233;vidence : ce qui lui restait, ce n'&#233;tait pas quelques semaines mais quelques jours. Erreur classique, erreur in&#233;vitable ; non seulement parce que quand le m&#233;decin s'aper&#231;oit que la partie est perdue il lui faut encore un peu de temps, comme &#224; tout le monde, pour comprendre &#224; quel point elle est perdue, mais encore parce qu'il est totalement illusoire d'essayer de faire un pronostic fiable (raison pour laquelle je ne m'y risquais pas) ; chez un sujet, je le redis, jeune, et atteint d'un cancer qui, je le redis, n'a pas l'agressivit&#233; d'un cancer du foie ou du pancr&#233;as, il n'est pas possible de distinguer le malade qui ne finira pas la semaine de celui qui ne finira pas le trimestre ; &lt;i&gt;quelques semaines&lt;/i&gt; est le seul ordre de grandeur qu'on puisse esp&#233;rer obtenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup la suite est tr&#232;s simple, et vous la d&#233;crivez parfaitement :&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
ils ont mis un matelas gonflable&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'ils ont vu que quelque chose clochait. Cela ne suffisait pas pour &#233;tablir un pronostic d&#233;sesp&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Il &#233;tait en m&#233;decine polyvalente du coup moi j'ai pas percut&#233;, pourquoi on m'a pas dit soins palliatifs ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simplement parce que ce n'&#233;tait pas pr&#233;vu. On ne vous l'a pas dit parce qu'il n'&#233;tait pas question de cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;J'aurais mieux compris, apr&#232;s une semaine d'h&#244;pital ils m'ont dit il lui reste quelques semaines,&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je le redis : ils ont &#233;t&#233; d'une loyaut&#233; parfaite, et ils vous ont alert&#233;e d&#232;s qu'ils ont compris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;j'allais le voir trois fois par jour, (j'ai pris un arr&#234;t pour &#234;tre avec lui) il y a des petites choses que j'ai bien vues ses poches il lui donnait qu'une seule, vers la fin je comprenais pas,&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est une excellente mesure : je suppose que vous voulez dire qu'il &#233;tait en alimentation artificielle, probablement par sonde gastrique. &#192; partir du moment o&#249; ils ont pens&#233; que les choses tournaient mal, ils ont sagement limit&#233; les apports caloriques, qui devenaient plus nuisibles qu'utiles. La seule chose qui semble avoir manqu&#233; c'est une explication ; mais ils pouvaient penser que, vous ayant annonc&#233; (et ils l'ont fait) que les choses allaient mal, l'obligation d'information &#233;tait remplie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Puis l'hydratait moins du coup j'ai dit &#224; l'infirmi&#232;re faudrait peut &#234;tre l'hydrater, elle m'a dit il y a un protocole (maintenant j'ai fait des recherches) et j'ai compris pourquoi, mais pourquoi ne pas le dire avant&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne peux pas vous r&#233;pondre sur ce point. Je dirais seulement trois choses &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Si les m&#233;decins ne vous ont pas suffisamment inform&#233;e, ce n'est pas bien. Il faut seulement ajouter que, comme vous le soulignez, ce n'&#233;taient pas des m&#233;decins de soins palliatifs, et qu'ils n'&#233;taient pas forc&#233;ment rompus &#224; cette technique difficile qu'est la relation avec la famille d'un mourant. Pour autant ils ont fait de leur mieux : de point de vue des d&#233;cisions m&#233;dicales, j'ai l'impression que j'aurais pris les m&#234;mes.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Je comprends que l'infirmi&#232;re n'ait pas voulu rentrer dans la discussion : je crois que ce sont les m&#233;decins qui doivent se charger de ces annonces.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Je dois attirer votre attention sur un ph&#233;nom&#232;ne incroyablement fr&#233;quent : les proches du malade sont dans un tel &#233;tat de souffrance qu'ils n'entendent pas ce qu'on leur dit. Et si le m&#233;decin ne se m&#233;fie pas il va se rassurer en constatant qu'il a dit, et tr&#232;s clairement, ce qu'il y avait &#224; dire, sans voir que, certes, il a dit les choses, mais que la famille ne les a pas entendues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Je m'en veux tellement car je lui disais : &#171; &#231;a va aller &#187;, &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et&#8230; que vouliez-vous lui dire d'autre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le dernier jour j'ai appel&#233; &#224; minuit on m'a dit : &#171; &#231;a va &#187;, &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'&#233;tait probablement pas faux : il y a eu une douleur &#224; g&#233;rer, mais rien qui permette de pr&#233;voir qu'on &#233;tait si pr&#232;s de la fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Et le matin j'arrive il me dit : &#171; j'ai eu mal cette nuit &#187; ; pourquoi ils ne m'ont pas appel&#233; du coup tout s'est acc&#233;l&#233;r&#233; ce matin l&#224;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simplement parce que la suite &#233;tait impr&#233;visible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;ce qui m'ennuie c'est que j'ai comme un trou noir j'arrive plus &#224; me rappeler son visage ce matin l&#224;, ils m'ont dit : allez chercher votre fille &#224; l'&#233;cole, ce que j'ai fait, imaginez le choc quant elle est arriv&#233;e, &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont tr&#232;s bien fait : les choses auraient &#233;t&#233; encore pires pour votre fille si elle n'avait rien vu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Il respirait tr&#232;s mal pouvait juste nous entendre, soi-disant que la morphine donne un soi-disant coma &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas exactement. La morphine cr&#233;e plut&#244;t un &#233;tat d'indiff&#233;rence ; quand le malade a une somnolence, c'est soit qu'on est en d&#233;but de traitement soit qu'on est en surdosage. Ici le trouble de la conscience fait plut&#244;t penser (mais je n'y &#233;tais pas) &#224; un coma agonique, dans lequel les choses sont longtemps tr&#232;s m&#233;lang&#233;es, avec un trouble de conscience tr&#232;s variable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pourquoi vers 16 h 00 comme je pleurais il a d&#251; sentir mes larmes sur son bras il s'est relev&#233; pour chercher la sonnette&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tr&#232;s possible, en effet. Les choses, comme je vous l'ai dit, sont m&#233;lang&#233;es, avec une somnolence qui limite les possibilit&#233;s de ressentir la souffrance mais n'annule pas totalement la pr&#233;sence &#224; l'environnement. Bien entendu c'est toujours tr&#232;s difficile &#224; discerner. Il faut compter aussi avec l'agitation terminale, qui est toujours tr&#232;s difficile &#224; supporter pour l'entourage mais dont nous avons des raisons de penser qu'elle n'est pas source de grande souffrance pour le malade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;et l&#224; j'ai appel&#233;, ils sont venus &#224; 3 et moi j'attendais dans la salle, apr&#232;s ont nous a dit qu'il n'entends plus beaucoup&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont donc &#233;t&#233; tr&#232;s pr&#233;sents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;par contre c'&#233;tait horrible cette respiration j'avais l'impression qu'il se noyait, m&#234;me un chien on ne laisse pas partir comme &#231;a,&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce qu'on observe presque toujours dans ce genre de cancers. Mais&#8230; ce n'est que spectaculaire. En r&#233;alit&#233; les bruits que vous avez entendus sont caus&#233;s par de toutes petites s&#233;cr&#233;tions dans le fond de la gorge ; cela fait du bruit, un bruit &#233;pouvantable, mais le malade n'est absolument pas en train de se noyer. D'ailleurs il suffit en g&#233;n&#233;ral (vieille astuce de vieux m&#233;decin) de le mettre sur le c&#244;t&#233; pour que le bruit s'am&#233;liore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;C'est apr&#232;s que je me pose toutes ses questions, pourquoi je ne suis pas rest&#233;e cette nuit si seulement ils m'avaient appel&#233;e, il s'en est all&#233; &#224; 20 h 20.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez-vous-m&#234;me donn&#233; la bonne r&#233;ponse : parce que pour eux la nuit s'&#233;tait pass&#233;e normalement. Tout le monde a &#233;t&#233; surpris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Tout ce que je veux savoir est ce que vous pensez qu'il s'est vu partir avec la morphine.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je sais quatre choses.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; La premi&#232;re est que je n'en sais rien, parce que je n'&#233;tais pas l&#224;.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; La seconde est que la plupart des malades en fin de vie &#171; se voient partir &#187;, et que c'est, j'en suis persuad&#233;, une tr&#232;s bonne chose : j'ai vu peu de malades en fin de vie avoir peur de la mort, et je n'en ai vu aucun dont la peur ne se soit pas, &#224; la toute fin, apais&#233;e.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; La troisi&#232;me est qu'on ne peut pas vouloir &#224; la fois que le malade ne soit pas conscient de ce qui se passe et qu'il soit conscient des gens qui l'entourent. Si votre pr&#233;sence pr&#232;s de lui avait un sens, et elle en avait un, alors il savait pourquoi vous &#233;tiez l&#224;.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; La est que la question que vous posez est celle que tout le monde pose quand on se trouve dans quatri&#232;me cette situation. C'est une question normale, et tout ce que vous &#233;prouvez est normal. J'y vois le signe que, dans cette situation dramatique, vous avez tr&#232;s bien agi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Est ce le Certican qui a pu aggraver les choses. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre. Mais&#8230; C'est aussi gr&#226;ce &#224; ce type de traitement qu'il a pu profiter de sa greffe pendant huit ans&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15934</link>
        <dc:date>2018-12-05T21:20:38Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour Mon mari est d&#233;c&#233;d&#233; le 8 Novembre 2018 , il est rentr&#233; le 26 Octobre, car il nous ont dit qu'ils voulaient r&#233;guler sa glyc&#233;mie, a vrai dire pour moi c'&#233;tait secondaire,vu qu'il avait un cancer pharyng&#233;e soit disant gu&#233;ri avec au mois d'ao&#251;t des m&#233;tastases qui sont apparus , et avait aussi &#233;t&#233; greff&#233; du foie il y &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
a 8 ans, ce que je ne comprends pas c'est qu'on nous a fait esp&#233;r&#233; jusqu'au bout pourquoi ? Alors qu'a peine 15 jours &#224; l'h&#244;pital il est parti , ils ont mis un matelas gonflable Il &#233;tait en m&#233;decine polyvalente du coup moi j'ai pas percut&#233;, pourquoi on m'a pas dis soins palliatifs j'aurais mieux compris , apr&#232;s une semaine d'h&#244;pital ils m'ont dit il lui reste quelques semaines, j'allais le voir trois fois par jour, (j'ai pris un arr&#234;t pour &#234;tre avec lui) il y a des petites choses que j'ai bien vu ses poches il lui donnait qu'une seule, vers la fin je comprenais pas,puis l'hydratait moins du coup j'ai dit &#224; l'infirmi&#232;re faudrait peut &#234;tre l'hydrater, elle m'a dit il y a un protocole (maintenant j'ai fait des recherches )et j'ai compris pourquoi , mais pourquoi ne pas le dire avant je m'en veut tellement car je lui disais &#231;a va aller, le dernier jour J'ai appel&#233; &#224; minuit on m' a dit &#231;a va, et le matin j'arrive il me dit j'ai eu mal cette nuit pourquoi ils ne m'ont pas appel&#233; du coup tout c'est acc&#233;l&#233;r&#233; ce matin l&#224;. ce qui m'ennuie c'est que j'ai comme un trou noir j'arrive plus &#224; me rappeler son visage ce matin l&#224;, ils m'ont dit allez chercher votre fille &#224; l'&#233;cole ce que j'ai fait , imaginer le choc quant elle est arriv&#233;e , il respirait tr&#232;s mal pouvait juste nous entendre, soit disant que la morphine donne un soit disant coma pourquoi vers 16 h 00 comme je pleurais il a du sentir mes larmes sur son bras il s'est relev&#233; pour chercher la sonnette et l&#224; je l'ai est appel&#233;, ils sont venus &#224; 3 et moi j'attendais dans la salle , apr&#232;s ont nous a dit qu'il n'entends plus beaucoup par contre c'&#233;tait horrible cette respiration j'avais l'impression qu'il se noyait , m&#234;me un chien on ne laisse pas partir comme &#231;a, c'est apr&#232;s que je me pose toutes ses questions, pourquoi je suis pas rest&#233;e cette nuit s'il seulement ils m'avaient appel&#233;, il s'en est all&#233; &#224; 20 h 20. je lui massais la main car elle &#233;tait froide.Tous ce que je veux savoir est ce que vous pensez qu''il s'est vu partir avec la morphine. Il n'avait que 62 ans . 63 ans hier. Est ce le certican qui a pu aggraver les choses. Merci de votre r&#233;ponse. Virginie.&lt;/p&gt;</description>
        
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15867</link>
        <dc:date>2018-09-23T19:33:30Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonsoir, Sonia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je serais bien imprudent d'avoir une opinion : c'est une situation tr&#232;s d&#233;licate, et si les m&#233;decins qui sont au chevet de votre m&#232;re sont dans l'embarras, je suis encore plus mal plac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que nous savons c'est qu'il s'agit d'une dame qui n'est pas tr&#232;s vieille et qui pourtant est confin&#233;e au lit depuis plusieurs ann&#233;es. Autant dire qu'elle est lourdement handicap&#233;e : il n'y aurait aucune raison pour qu'elle ne se soit pas relev&#233;e de quelque chose d'aussi banal qu'une fracture du col du f&#233;mur. De ce point de vue la notion de maladie de Parkinson est une tr&#232;s mauvaise chose, mais elle ne suffit pas non plus &#224; tout expliquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon. Voil&#224; qu'elle fait une infection pulmonaire suffisamment grave pour n&#233;cessiter une hospitalisation. L&#224; les choses se passent mal, au point qu'elle perd connaissance, sans doute par d&#233;tresse respiratoire. On la r&#233;anime, et les choses durent ; il lui faut une ventilation artificielle. C'est donc une situation tr&#232;s inqui&#233;tante. Elle s'am&#233;liore un peu, on essaie de la sevrer de la ventilation, on voit qu'on ne peut pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'IRM c&#233;r&#233;brale n'a pas d'int&#233;r&#234;t dans cette discussion. D'abord parce que l'IRM ne montre que des images, cela ne dit en rien quelle est la r&#233;alit&#233; des d&#233;g&#226;ts c&#233;r&#233;braux, car tous ne se traduisent pas par des modifications &#224; l'imagerie ; et inversement, de nombreuses images anormales n'ont aucune cons&#233;quence. L'IRM n'est donc qu'un &#233;l&#233;ment de la discussion. Et ici il est sans importance, car ce n'est pas le sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sujet est celui-ci : quelles chances a-t-on de sortir de cette impasse ? Et si on en sort, dans quel &#233;tat la malade va-t-elle se trouver ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C qui est certain c'est que le temps travaille contre vous. Plus il passe et plus l'espoir de permettre &#224; votre m&#232;re de survivre s'amenuise, et plus l'espoir de la voir survivre dans des conditions acceptables se r&#233;duit. C'est une discussion sur l'acharnement th&#233;rapeutique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que je crois comprendre (mais avez-vous vous-m&#234;me bien compris ?) c'est que les r&#233;animateurs commencent &#224; se dire qu'ils sont en train de faire de l'acharnement th&#233;rapeutique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;cision est &#233;videmment tr&#232;s difficile. Et je n'en dirai rien car je n'ai pas vu la situation. Mais il faut rappeler que la question de l'acharnement th&#233;rapeutique est terrible : ce n'est pas que la malade n'a aucune chance : si elle n'en avait aucune, alors le fait de le r&#233;animer serait simplement une faute professionnelle. Le probl&#232;me est pire : votre m&#232;re a une chance de survivre. Mais cette chance est probablement tr&#232;s faible, et la chance de la voir survivre avec une vie acceptable l'est sans doute encore plus. Et on ne peut donc pas se borner &#224; conclure qu'il faut tenter cette chance, m&#234;me minime, parce qu'en attendant elle subit toutes les souffrances de la r&#233;animation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; o&#249; vous en &#234;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule chose &#224; faire est d'en discuter avec les m&#233;decins. Eux seuls pourront vous expliquer ce qui vaut encore la peine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tr&#232;s dur, et tr&#232;s difficile. Parlons-en encore, si vous le voulez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15866</link>
        <dc:date>2018-09-23T18:53:17Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;merci bcp pour toutes vos r&#233;ponses c'est vrt r&#233;confortant surtout pour un tel sujet voila, j'ai ma m&#232;re qui as 77 ans, une femme alit&#233;e depuis presque 5 ans dont je m'occupe avec amour et assiduit&#233;, suite a un fracture du col du f&#233;mur et avec le temps on a sue qu'elle la maladie de l'ost&#233;oporose, avec un soupons de la maladie de Parkinson qu'un neurologue priv&#233;e nous a dit , mais malgr&#233; cela elle mange bien avec une bonne app&#232;te bonne mine pas de soucis sauf pour sa mobilit&#233; et voila, ya un mois elle est admise soudainement a l'h&#244;pital pour une infection pulmonaire ; apr&#232;s 4jrs d'hospitalisation, j'&#233;tais avec elle comme garde malade j'ai remarque au ' 4eme jours qu'elle aller tr&#232;s mal et qu'elle &#233;t&#233; dans les paume j'ai avertis le m&#233;decin de garde alors que l'infirmi&#232;re continue de lui administre l'anti biotique comme d'habitude bref , le m&#233;decin de garde a confirme qu'elle est inconsciente et on la admise en urgence au service de r&#233;animation voila un mois et 4 jrs au d&#233;but on a dit ya un tr&#232;s petit espoir et maint on lui a arr&#234;te de la s&#233;dation mais il persiste sur le cas qu'elle peut pas respire seul, mais son c&#339;ur va bien le rythme cardiaque est r&#233;gulier pour son age , on lui a arr&#234;te la machine qui l'aide a respirer elle tenue du 18/09/18 , mais on lui a remis la machine le 21/09/18 , les deux premiers jours on ma dit qu'elle respire bien mais apr&#232;s quand jai demande pourquoi on lui a remis on ma dit elle peux pas respirer sans donc voila ca m'intrigue je vais chaque jours au service de r&#233;animation je rate aucune journ&#233;e pour tout voir,mais j'ai lu son IRM est dans ce rapport c marque absence d'anomalie du signal du tronc c&#233;r&#233;bral, absence de stigmate h&#233;morragique structure m&#233;diane en place, absence d'anomalie c&#233;r&#233;brale, enfin tout est bien sauf elle eu une l&#233;sion isch&#233;mique semi r&#233;cente ,cortico sous corticale et hyper signal flair et diffusion avc ADC , &#233;largissement des sillons et des ventricules associe a des hyper signaux blanche d'allure vasculaire, donc voici ma question je comprends que ma m&#232;re a eu un AVC dans le service pneumonie quand elle est hospitalise, mais ce que je comprends pas on ma dit que son probl&#232;me de respiration est due au au blocage dans le cerveau central alors que l'IRM indique absence d'anomalie du tronc c&#233;r&#233;brale et son r&#244;le et de piloter les fonctions de consciences et automatique comme la respiration et le rythme cardiaque ; alors svp docteur &#233;clairai moi, docteur, a mon avis ils arrive pas a comprendre son probl&#232;me de respiration, et ma seconde question ont ils le droit de lui arr&#234;t&#233; la machine d'assistance respiratoire si son rythme cardiaque est tjr en activit&#233; , sachant que ma m&#232;re est tjr dans le service de r&#233;animation a se jour&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>sonia</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15640</link>
        <dc:date>2018-04-29T15:18:22Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour, Monique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci &#224; vous de ce retour, d'autant plus pr&#233;cieux que vous avez en ce moment bien d'autres choses &#224; penser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je reste &#224; votre &#233;coute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15639</link>
        <dc:date>2018-04-29T08:52:17Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Merci beaucoup Docteur de toutes vos explications qui me permettent d'objectiver un peu plus la situation car j'en avais grandement besoin.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Merci &#233;galement de toutes les r&#233;ponses personnalis&#233;es que vous apportez car vous comblez vraiment un vide.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Surtout continuez &#224; nous &#233;clairer.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Tr&#232;s cordialement&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>monique NOEL</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15638</link>
        <dc:date>2018-04-27T08:28:14Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Tout &#224; fait d'accord. C'est pourquoi notre correspondante a fort bien fait de contacter le m&#233;decin m&#233;diateur. Il vaudrait m&#234;me la peine d'obtenir une rencontre avec ce m&#234;me m&#233;decin et les professionnels dont elle critique le comportement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajoutons que pour ce qui est d'encourir un bl&#226;me, j'ai fait un grand progr&#232;s quand j'ai compris que dans ce genre de conflit le m&#233;decin doit n&#233;gliger la proc&#233;dure l&#233;gale, agir en urgence, et ouvrir tous les dossiers sans se demander ce qui est communiquable ou non. L'important est de montrer qu'on est parfaitement transparent : le gros inconv&#233;nient de la proc&#233;dure l&#233;gale est qu'elle est source de d&#233;lais, et qu'on peut soup&#231;onner que ces d&#233;lais soient mis &#224; profit pour maquiller les dossiers ou se concerter sur les r&#233;ponses &#224; faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15637</link>
        <dc:date>2018-04-26T18:46:28Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Cher Michel,&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
merci pour cette r&#233;ponse. Vous avez parfaitement raison, ma r&#233;ponse n'est pas prudente et risque de rallonger et d'alourdir le deuil, il faut en &#234;tre conscient.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
D'autre part, la plupart des reproches sont sans doute subjectifs, et difficiles &#224; prouver.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Mais pour cette raison m&#234;me, ne vaut-il pas mieux les adresser au m&#233;diateur et avoir une r&#233;ponse pour chacun d'eux, et &#234;tre a priori pr&#234;t &#224; entendre les explications ? Je crois simplement qu'un sp&#233;cialiste comp&#233;tent, et qu'un m&#233;decin tel que vous l'&#233;tiez, a certainement les moyens d'expliquer les choix et m&#234;me les erreurs, sans que l'on pense forc&#233;ment &#224; le bl&#226;mer. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Bien &#224; vous,&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
B.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>un autre</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15636</link>
        <dc:date>2018-04-26T13:28:53Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour, Un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que votre r&#233;ponse manque de prudence. C'est &#224; cette prudence que j'appelais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les faits sont tels, alors effectivement il faut se plaindre. C'est ce que j'ai &#233;crit en commen&#231;ant ma r&#233;ponse &#224; Monique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comment savons-nous que les faits sont tels ? L'exp&#233;rience la plus banale montre que le deuil, la souffrance conduisent &#224; d'&#233;tranges erreurs de perception, et cela ind&#233;pendamment de tout mensonge, de tout travestissement des faits. Dans ma pratique je n'ai certainement pas &#233;t&#233; parfait, mais vous seriez surpris des reproches que j'ai encourus. Allons plus loin : les pires haines que je me suis attir&#233;es sont venues de situations dans lesquelles j'avais &#233;t&#233; plut&#244;t bon (ceci &#233;tant compens&#233; par la v&#233;n&#233;ration que me vouent bien des gens qui n'ont pas vu combien j'avais &#233;t&#233; mauvais).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc y regarder &#224; deux fois avant de se lancer dans une proc&#233;dure, sachant que le prix &#224; payer sera le plus souvent une aggravation du deuil, aggravation qui a toute chance d'&#234;tre plus profonde encore si la personne, pr&#233;cis&#233;ment, est dans une telle souffrance qu'elle ne peut pas raconter objectivement ce qui s'est r&#233;ellement pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15634</link>
        <dc:date>2018-04-23T00:17:06Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour,&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Les choses sont sans doute complexes, cependant :
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Une consultation se tient n&#233;cessairement dans des conditions de confidentialit&#233;.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Le personnel soignant a refus&#233; d'intervenir durant 5 heures.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Le m&#233;decin de garde a refus&#233; de se d&#233;placer.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; La souffrance n'a pas &#233;t&#233; r&#233;&#233;valu&#233;e durant ce temps, aucune solution n'a &#233;t&#233; envisag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois qu'il n'est pas question de moyens, d'emploi du temps, ni de col&#232;re. Mais simplement de faute. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Si la profession de m&#233;decin est prot&#233;g&#233;e, c'est bien parce qu'il n'est pas question d'avoir &#224; faire &#224; un m&#233;decin qui soit incomp&#233;tent ou qui n'ait pas les moyens d'exercer son m&#233;tier. S'il l'exerce sans en avoir les moyens, il est tout simplement en faute, en tous cas, il n'a pas &#224; garder un malade en fin de vie en sachant parfaitement qu'il ne pourra pas assumer son r&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personnellement, je caract&#233;riserais pr&#233;cis&#233;ment tous les &#233;l&#233;ments fautifs avec le m&#233;decin m&#233;diateur, et je demanderais &#224; ce que cette caract&#233;risation soit publi&#233;e.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>un autre</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15633</link>
        <dc:date>2018-04-22T14:27:14Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour, Monique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois qu'il faut &#234;tre tr&#232;s prudent avant de vous r&#233;pondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que vous d&#233;crivez, c'est une relation d&#233;sastreuse, et une prise en charge palliative qui laisse &#224; d&#233;sirer. Si c'est le cas, alors la r&#233;ponse est &#233;vidente, et il faut se plaindre, non pas tant pour obtenir quelque chose (qu'obtiendrait-on, d'ailleurs ?) que pour marquer le coup : les m&#233;decins ne risquent pas grand-chose devant la justice, mais ils ont horreur de &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les choses se sont-elles pass&#233;es ainsi ? Non que je doute de votre bonne foi ; mais les apparences sont souvent tr&#232;s trompeuses. Je vais donc essayer de vous contredire syst&#233;matiquement, dans le seul but de vous faire pressentir en quoi les choses sont complexes. Ce qui s'est pass&#233;, je n'en sais rien, et cela ne me regarde pas. Tout ce que je sais c'est que je connais mon monde, et que des m&#233;decins comme vous en d&#233;crivez, j'en ai connu. Mais cela ne me dit pas si ceux auxquels vous avez eu affaire se sont mal comport&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Essayons donc :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Mon p&#232;re &#226;g&#233; de 96 ans a &#233;t&#233; admis au sein d'un service de cardiologie d'un h&#244;pital priv&#233; de banlieue parisienne le 15/12 2017 pour une d&#233;compensation cardiaque accompagn&#233;e d'&#339;d&#232;mes importants aux membres inf&#233;rieurs et d'une dyspn&#233;e respiratoire. Mon p&#232;re pr&#233;sentait aussi des signes importants d'insuffisance r&#233;nale non trait&#233;e jusque-l&#224;. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
D&#232;s le lendemain de son admission, nous avons pens&#233; qu'il y avait un espoir puisque toute l'&#233;quipe soignante, nous a sollicit&#233;s pour savoir si nous souhaitions un retour &#224; la maison ou un transfert vers un centre de soins de suite.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Compte tenu de l'&#233;tat de grande fatigue de mon p&#232;re, avec tous les effets produits par la d&#233;compensation cardiaque, un retour &#224; domicile ne me semblait pas envisageable, mon p&#232;re vivant seul, et je demandais donc son admission en soins de suite&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'ici tout va bien. On a m&#234;me affaire &#224; une &#233;quipe suffisamment comp&#233;tente pour savoir qu'il faut anticiper, et ne pas attendre le dernier moment pour se pr&#233;occuper de la sortie du malade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cette situation a perdur&#233; plusieurs jours, plus d'une dizaine, sans explications concernant l'aggravation de l'&#233;tat de sant&#233; de mon p&#232;re. C'est par hasard que j'ai parl&#233; quelques minutes avec le m&#233;decin qui s'occupait de lui qui m'a dit que pour l'&#233;tat de mon p&#232;re c'&#233;tait soit le Lasilix soit la dialyse&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cela s'est pass&#233; ainsi parce que le m&#233;decin n'avait rien &#224; dire. Il soignait une tr&#232;s vieille personne atteinte d'une triple pathologie grave, en d&#233;compensation suraigu&#235;, il fallait du temps pour pouvoir envisager un pronostic. Dix jours, malheureusement, ce n'est pas long dans ce contexte. Aurait-on d&#251; vous envoyer un avis d'aggravation ? Je ne suis m&#234;me pas s&#251;r qu'il y ait eu une aggravation, seulement un &#233;tat difficile avec ses hauts et ses bas et un pronostic ind&#233;cidable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, les choses auraient &#233;t&#233; diff&#233;rentes si dans les tout premiers jours le m&#233;decin vous avait convoqu&#233;e pour vous expliquer que de toute mani&#232;re on n'en menait pas large. Il ne l'a pas fait parce que :
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; C'&#233;tait &#233;vident, et d'ailleurs vous le saviez.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Mon habitude &#233;tait de me tenir &#224; la disposition des proches, mais pas d'anticiper leur demande ; il fallait des circonstances particuli&#232;res, comme une aggravation inopin&#233;e, pour que j'alerte une famille qui ne me demandait rien. Ici je ne suis pas du tout s&#251;r qu'il y ait eu une aggravation inopin&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Je n'ai absolument pas compris cette information qui n'en &#233;tait pas une&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il ne vous a dit que cela, je comprends. Mais il se peut tr&#232;s bien qu'en r&#233;alit&#233; il vous ait expliqu&#233; que l'insuffisance r&#233;nale, m&#234;me aggrav&#233;e par la d&#233;compensation cardiaque, restait une pr&#233;occupation majeure, que vous lui ayez demand&#233; si on pouvait la soigner et qu'il vous ait r&#233;pondu qu'il n'avait en main que des mauvaises cartes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La fa&#231;on d'informer les patients et leur famille est une obligation minimale des m&#233;decins en France&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf que c'est extr&#234;mement difficile. Notamment il est banal d'observer que les choses sont dites, tr&#232;s clairement, par le m&#233;decin, mais que les malades ou leurs proches ne sont pas en &#233;tat de les entendre. Il y a des techniques d'entretien, et les m&#233;decins ont tous des progr&#232;s &#224; faire. Mais il est illusoire de penser qu'ils vont tous devenir des sp&#233;cialistes de la communication, cela ne peut pas &#234;tre leur r&#244;le. Et cela ne marche pas, notamment parce qu'avant de &lt;i&gt;comprendre&lt;/i&gt; les proches &lt;i&gt;ressentent&lt;/i&gt;. D'o&#249; il r&#233;sulte que, alors que j'apportais beaucoup de soin &#224; ma communication, quand j'essayais d'&#234;tre nuanc&#233; on me trouvait pas clair, et quand j'essayais d'&#234;tre clair on me trouvait brutal. Mais ce n'&#233;tait pas moi qui manquais de clart&#233;, c'&#233;tait la situation ; ce n'&#233;tait pas moi qui &#233;tais brutal, c'&#233;tait la maladie. Jadis on tuait le messager porteur de mauvaises nouvelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un autre m&#233;decin a pris la rel&#232;ve. Dans le m&#234;me temps, mon p&#232;re a commenc&#233; &#224; comprendre qu'il &#233;tait en fin de vie, jusque-l&#224; rien du c&#244;t&#233; de l'&#233;quipe soignante ne nous a &#233;t&#233; communiqu&#233; en ce sens. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
J'ai enfin pu parler au t&#233;l&#233;phone au docteur en question de mon ressenti le 27/12 en lui demandant si mon p&#232;re relevait toujours de soins de suites ou de soins palliatifs. Celle-ci a &#233;t&#233; odieuse jugeant le terme de palliatif comme inappropri&#233;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se peut que l'&#233;quipe ait manqu&#233; de r&#233;alisme. Il se peut aussi que les choses soient rest&#233;es longtemps incertaines. Le second m&#233;decin est intervenu au bout de dix jours. Au douzi&#232;me jour, soit au deuxi&#232;me jour de sa propre prise en charge, elle n'a pas encore capitul&#233;. On ne pouvait pas le lui demander.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La suite d&#233;montre que non&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les suites ne d&#233;montrent jamais rien, c'est tout le probl&#232;me de l'acharnement th&#233;rapeutique. Les choses ont mal tourn&#233;, certes ; mais cela ne permet pas de dire que l'espoir, lui, &#233;tait infond&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le lendemain j'ai repris contact avec ce m&#233;decin afin d'avoir une r&#233;elle discussion sur l'&#233;tat de sant&#233; dans lequel se trouvait alors mon papa. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Celle-ci a enfin r&#233;pondu &#224; notre demande en nous fixant un rendez-vous le 29/12 &#224; 18h, &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Vous jugerez du temps &#233;coul&#233; pour nous informer clairement de la situation !!!&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement il n'est pas du tout certain que son agenda lui permettait autre chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le docteur s'est rendu dans la chambre de mon p&#232;re &#224; 18h30 pour ce rendez-vous. J'ai &#233;t&#233; &#233;tonn&#233;e et m&#234;me choqu&#233;e par cette fa&#231;on de nous rencontrer, aux yeux et aux oreilles de tous les malades. Apr&#232;s quelques minutes nous sommes sortis de la chambre pour que mon p&#232;re ne soit pas inquiet. La discussion s'est poursuivie dans le couloir entre brancards et service de repas. Je garderai longtemps en m&#233;moire cette m&#233;morable rencontre !!! &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Je regrette avoir accept&#233; cette fa&#231;on de nous rencontrer pour discuter de la fin de vie de mon p&#232;re. Le lieu &#233;tait tout &#224; fait inappropri&#233;. La confidentialit&#233; me semble s'imposer d'elle-m&#234;me dans ce type de situation&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est certain que je ne proc&#233;dais jamais ainsi. Mais je vous le redis : je ne sais rien de l'emploi du temps de ce m&#233;decin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le docteur nous a parl&#233; de dialyse ou de soins de confort. Compte-tenu de l'&#233;tat de tr&#232;s grande faiblesse dans lequel se trouvait d&#233;j&#224; mon p&#232;re nous avons opt&#233; pour des soins dits de confort, qui devaient comprendre l'administration de morphine d&#232;s que la douleur le n&#233;cessiterait. De plus le docteur nous avait assur&#233; qu'il n'y avait pas lieu de s'inqui&#233;ter et que tout allait bien se passer&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si elle a parl&#233; de soins de confort, elle vous a dit du m&#234;me coup que les choses allaient mal. Du coup la seule mani&#232;re d'interpr&#233;ter son propos, volontairement ambigu (&#171; &lt;i&gt;tout allait bien se passer&lt;/i&gt; &#187;) comme la garantie qu'on allait s'orienter vers une fin somme toute paisible. C'est ce que j'aurais fait si j'avais jug&#233; que mes interlocuteurs n'&#233;taient pas encore pr&#234;ts &#224; entendre un propos plus abrupt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le samedi 30 d&#233;cembre, mon p&#232;re n'a fait que dormir. Un traitement &#224; base de Topalgic 50mg (2gelules matin midi soir) en plus du Doliprane 500mg (1 comprim&#233; la nuit) lui a &#233;t&#233; administr&#233; avec de Lexomil 6Mg (1 g&#233;lule matin et soir)&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce peut &#234;tre un choix correct chez un grand insuffisant r&#233;nal qui n'est pas trop douloureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le 31 d&#233;cembre, arriv&#233;e vers 13 heures dans la chambre de mon p&#232;re, je constatais qu'il dormait toujours. J'ai vu une infirmi&#232;re de garde et lui ai demand&#233; comment &#233;tait mon p&#232;re. Elle m'a r&#233;pondu que son &#233;tat &#233;tait stationnaire et qu'il avait m&#234;me pu manger quelques cuill&#232;res de compote le matin.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfait exemple de cette zone grise dans laquelle sont beaucoup de vieilles personnes dans un &#233;tat grave, et dont on ne peut jamais dire de quel c&#244;t&#233; elles vont finir par basculer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;C'est vers 16h30 que tout a bascul&#233; et que son calvaire a commenc&#233;. Mon p&#232;re a commenc&#233; &#224; se r&#233;veiller en se plaignant d&#233;j&#224; beaucoup (il ne pouvait plus respirer je j'ai entendu des glouglous dans ses poumons). &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
A 18 heures l'infirmi&#232;re a donn&#233; &#224; mon p&#232;re un comprim&#233; de topalgic, et une heure plus tard un lexomil. Mon p&#232;re devait, aux dires de l'infirmi&#232;re, retrouver le sommeil &#189; heure plus tard.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Il a endur&#233; pendant plus de 5 heures une grande souffrance agonique. J'ai appel&#233; &#224; plusieurs reprises &#224; l'aide aupr&#232;s du personnel soignant qui n'a pas boug&#233;. Un infirmier venu remplacer la pompe de lasilix s'est m&#234;me consid&#233;r&#233; comme agress&#233; car j'ai eu le culot de demander de la morphine. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Plusieurs fois j'ai demand&#233; &#224; voir le m&#233;decin de garde qui n'a m&#234;me pas daign&#233; se d&#233;placer. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Mon p&#232;re hurlait qu'il &#233;tait mort et qu'on le soulage. Mon p&#232;re est parti d'une lente et insupportable asphyxie avec br&#251;lures dans tout le corps et douleurs extr&#234;mes dans le ventre&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pouvait-on faire mieux ? Dans l'absolu, oui, sans doute. Mais :
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Il faut tenir compte du contexte : ce type de fin de vie impose la mise en place de soins palliatifs, et de soins palliatifs particuli&#232;rement techniques : la douleur, ce n'est pas le plus difficile. Il faut pouvoir disposer d'un m&#233;decin bien form&#233;, et d'une &#233;quipe comp&#233;tente. La loi l'impose, mais dans la pratique nous n'en sommes pas l&#224;.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Le temps vous a paru long, et je le comprends. Mais m&#234;me dans un service de soins palliatifs particuli&#232;rement aguerri, il n'est pas si facile de r&#233;soudre ce type de probl&#232;me en cinq heures. Ce que j'aurais pu faire, c'est d'instituer une s&#233;dation mod&#233;r&#233;e pour assurer le confort du malade en attendant que mes autres soins fassent leur effet. Chez l'insuffisant r&#233;nal &#231;'aurait &#233;t&#233; bien t&#233;m&#233;raire.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Bref la prise en charge n'a pas &#233;t&#233; ad&#233;quate, c'est certain. Qu'une autre ait &#233;t&#233; possible de mani&#232;re r&#233;aliste, c'est une autre question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;J'ai r&#233;clam&#233; le dossier m&#233;dical de mon p&#232;re et c'est l&#224; que j'ai vu qu'il n'avait eu &#224; partir du 30/12 que du Topalgic et de Lexomil jusqu'&#224; son d&#233;c&#232;s.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Pourtant le code de la sant&#233; publique pr&#233;cise que toute personne a le droit d'avoir une fin de vie digne et accompagn&#233;e du meilleur apaisement possible de la souffrance. Les professionnels de sant&#233; mettent en &#339;uvre tous les moyens &#224; leur disposition pour que ce droit soit respect&#233;. Que Toute personne a le droit de recevoir des traitements et des soins visant &#224; soulager sa souffrance. Celle-ci doit &#234;tre, en toutes circonstances, pr&#233;venue, prise en compte, &#233;valu&#233;e et trait&#233;e&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et vous faites bien de le rappeler. Mais il n'est pas du tout certain que la morphine aurait am&#233;lior&#233; quoi que ce soit. La loi est bien gentille, mais elle est d'un yaka&#239;sme d&#233;sarmant. Elle sera cr&#233;dible quand nous aurons obtenu les moyens, et il s'agit l&#224; de belles esp&#232;ces sonnantes, de la mettre en &#339;uvre. Vous savez comme moi que le droit au travail est inscrit dans la Constitution. Le ch&#244;mage est donc anticonstitutionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Je viens d'obtenir de l'h&#244;pital un rendez-vous avec un m&#233;diateur m&#233;dical qui m'a expliqu&#233; que mon p&#232;re avait eu le bon traitement pour sa fin de vie soit disant tout &#224; fait adapt&#233; &#224; son &#233;tat anxieux. Or sa souffrance n'a pas &#233;t&#233; r&#233;&#233;valu&#233;e. Aucun m&#233;decin n'est venu le voir pendant son agonie qui a dur&#233; plus de 5 heures. Il n'a pas b&#233;n&#233;fici&#233; de morphine et les m&#233;dicaments administr&#233;s n'ont eu aucun effet. Il &#233;t&#233; extr&#234;mement agit&#233;, criait qu'il &#233;tait mort et demandait qu'on le soulage&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se peut tout &#224; fait que ce m&#233;decin ait raison. J'ai une bonne opinion des m&#233;decins m&#233;diateurs. Je vous dis cela parce qu'il est effectivement tr&#232;s difficile de faire la diff&#233;rence entre la douleur et l'anxi&#233;t&#233;. Une erreur fr&#233;quemment commise est de croire que le malade qui crie est un malade qui a mal. Ce n'est vrai que dans environ la moiti&#233; des cas. Et les proches, qui assistent &#224; ce spectacle, sont eux-m&#234;mes dans une telle souffrance qu'ils tendent &#224; confondre cette souffrance avec celle du mourant, qu'ils surestiment. Bref il se peut que votre p&#232;re n'ait jamais eu besoin de morphine. Tout comme il se peut qu'il en ait eu besoin. Ce qui en revanche est certain c'est qu'il avait besoin d'&#234;tre apais&#233; ; c'est ce qu'on a essay&#233; de faire en prescrivant un tranquillisant. Fallait-il aller plus loin ? Je ne peux pas le savoir ; je sais par contre que si on l'avait fait on aurait prix un risque toxique majeur ; ce risque, je le prenais sans &#233;tat d'&#226;me ; mais c'est une d&#233;cision qui se prend tellement au cas par cas que je suis bien incapable de dire ce qu'il aurait fallu ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;je l'ai mass&#233; et brumis&#233; pendant plusieurs heures et je devais avec l'aide de ma ni&#232;ce qui &#233;tait pr&#233;sente, le relever en position semi assise dans son lit car il glissait et ne pouvait pas supporter la position allong&#233;e car il avait beaucoup de difficult&#233;s &#224; respirer. Je l'ai vu lutter pendant toutes ces heures.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
C'est pourquoi je souhaite vous demander si &#224; votre avis les m&#233;dicaments administr&#233;s dans le cadre des soins de confort &#233;tait ou non adapt&#233;s. L'h&#244;pital me dit oui mais moi je pense qu'il aurait fallu de la morphine comme vous le dite (seule traitement adapt&#233; dans le cadre de la dyspn&#233;e terminale)&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce que je peux dire c'est que votre position est tr&#232;s vraisemblable. Mais j'ai connu bien des situations similaires o&#249; elle ne l'aurait pas &#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le m&#233;decin m&#233;diateur a reconnu un manque de r&#233;&#233;valuation pendant la p&#233;riode agonique et un manque d'information et d'accompagnement &#224; notre &#233;gard, ce que j'ai reproch&#233; dans un courrier adress&#233; au directeur de l'h&#244;pital en question&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce qui incite &#224; penser que le m&#233;decin m&#233;diateur a bien fait sn travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Docteur, pensez-vous que si je porte plainte contre l'h&#244;pital, ma plainte a des chances d'aboutir ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, mais :
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Aboutir &#224; quoi ? La justice ne se prononcera pas, et c'est heureux, sur la pertinence des soins : ce sont des d&#233;cisions m&#233;dicales, purement subjectives et individuelles, et si je connais des cas o&#249; on se dit que les m&#233;decins ont travaill&#233; comme des cochons et m&#233;riteraient une condamnation j'en connais beaucoup d'autres o&#249; les choses sont infiniment plus compliqu&#233;es. Ajoutons qu'il faut voir le probl&#232;me dans son ensemble et que pour la satisfaction de voir punis quelques incapables on risquerait de cr&#233;er une foule d'injustices &#224; l'&#233;gard de professionnels qui ont loyalement fait ce qu'ils pouvaient. C'est un peu le probl&#232;me de la l&#233;galisation du suicide assist&#233; : je suis pr&#234;t &#224; penser que cette l&#233;galisation serait justifi&#233;e dans certains cas ; mais je fr&#233;mis &#224; l'id&#233;e des d&#233;g&#226;ts quelle ferait dans d'autres cas, bien plus nombreux.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Vous devez penser &#224; vous : vous &#234;tes en deuil. Vous &#234;tes en col&#232;re. Vous avez des motifs de l'&#234;tre. Mais la col&#232;re est aussi un sentiment normal dans le deuil. Il faut accepter de vivre cette col&#232;re, mais il faut aussi ne pas s'y attarder. On me dit que, quand il y a par exemple une catastrophe a&#233;rienne, la tenue d'un proc&#232;s, la r&#233;paration, sont essentielles pour que les proches puissent faire leur deuil. Je n'en crois pas un mot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, ne soyez pas dupe de votre col&#232;re. Et je reste avec le sentiment que, m&#234;me si je ne sais pas si j'aurais agi comme cette &#233;quipe, elle a loyalement fait ce qu'elle pouvait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15632</link>
        <dc:date>2018-04-21T19:06:57Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour Docteur,&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
J'ai pris connaissance de votre blog il y a quelques mois alors que mon p&#232;re vivait ces derniers jours.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Mon p&#232;re &#226;g&#233; de 96 ans a &#233;t&#233; admis au sein d'un service de cardiologie d'un h&#244;pital priv&#233; de banlieue parisienne le 15/12 2017 pour une d&#233;compensation cardiaque accompagn&#233;e d'&#339;d&#232;mes importants aux membres inf&#233;rieurs et d'une dyspn&#233;e respiratoire. Mon p&#232;re pr&#233;sentait aussi des signes importants d'insuffisance r&#233;nale non trait&#233;e jusque-l&#224;. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
D&#232;s le lendemain de son admission, nous avons pens&#233; qu'il y avait un espoir puisque toute l'&#233;quipe soignante, nous a sollicit&#233; pour savoir si nous souhaitions un retour &#224; la maison ou un transfert vers un centre de soins de suites.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Compte tenu de l'&#233;tat de grande fatigue de mon p&#232;re, avec tous les effets produits par la d&#233;compensation cardiaque, un retour &#224; domicile ne me semblait pas envisageable, mon p&#232;re vivant seul, et je demandais donc son admission en soins de suites.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Cette situation a perdur&#233; plusieurs jours, plus d'une dizaine, sans explications concernant l'aggravation de l'&#233;tat de sant&#233; de mon p&#232;re. C'est par hasard que j'ai parl&#233; quelques minutes avec le m&#233;decin qui s'occupait de lui qui m'a dit que pour l'&#233;tat de mon p&#232;re c'&#233;tait soit le lasilix soit la dialyse. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Je n'ai absolument pas compris cette information qui n'en &#233;tait pas une. La fa&#231;on d'informer les patients et leur famille est une obligation minimale des m&#233;decins en France.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Un autre m&#233;decin a pris la rel&#232;ve. Dans le m&#234;me temps, mon p&#232;re a commenc&#233; &#224; comprendre qu'il &#233;tait en fin de vie, jusque-l&#224; rien du c&#244;t&#233; de l'&#233;quipe soignante ne nous a &#233;t&#233; communiqu&#233; en ce sens. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
J'ai enfin pu parler au t&#233;l&#233;phone au docteur en question de mon ressenti le 27/12 en lui demandant si mon p&#232;re relevait toujours de soins de suites ou de soins palliatifs. Celle-ci a &#233;t&#233; odieuse jugeant le terme de palliatif comme inappropri&#233;, La suite d&#233;montre que non.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Le lendemain j'ai repris contact avec ce m&#233;decin afin d'avoir une r&#233;elle discussion sur l'&#233;tat de sant&#233; dans lequel se trouvait alors mon papa. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Celle-ci a enfin r&#233;pondu &#224; notre demande en nous fixant un rendez-vous le 29/12 &#224; 18h, &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Vous jugerez du temps &#233;coul&#233; pour nous informer clairement de la situation !!! Le docteur s'est rendu dans la chambre de mon p&#232;re &#224; 18h30 pour ce rendez-vous. J'ai &#233;t&#233; &#233;tonn&#233;e et m&#234;me choqu&#233;e par cette fa&#231;on de nous rencontrer, aux yeux et aux oreilles de tous les malades. Apr&#232;s quelques minutes nous sommes sortis de la chambre pour que mon p&#232;re ne soit pas inquiet. La discussion s'est poursuivie dans le couloir entre brancards et service de repas. Je garderai longtemps en m&#233;moire cette m&#233;morable rencontre !!! &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Je regrette avoir accept&#233; cette fa&#231;on de nous rencontrer pour discuter de la fin de vie de mon p&#232;re. Le lieu &#233;tait tout &#224; fait inappropri&#233;. La confidentialit&#233; me semble s'imposer d'elle-m&#234;me dans ce type de situation.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Le docteur nous a parl&#233; de dialyse ou de soins de confort. Compte-tenu de l'&#233;tat de tr&#232;s grande faiblesse dans lequel se trouvait d&#233;j&#224; mon p&#232;re nous avons opt&#233; pour des soins dits de confort, qui devaient comprendre l'administration de morphine d&#232;s que la douleur le n&#233;cessiterait. De plus le docteur nous avait assur&#233; qu'il n'y avait pas lieu de s'inqui&#233;ter et que tout allait bien se passer.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Le samedi 30 d&#233;cembre, mon p&#232;re n'a fait que dormir. Un traitement &#224; base de topalgic 50mg (2gelules matin midi soir) en plus du doliprane 500mg (1 comprim&#233; la nuit) lui a &#233;t&#233; administr&#233; avec de Lexomil 6Mg (1 g&#233;lule matin et soir).&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Le 31 d&#233;cembre, arriv&#233;e vers 13 heures dans la chambre de mon p&#232;re, je constatais qu'il dormait toujours. J'ai vu une infirmi&#232;re de garde et lui ai demand&#233; comment &#233;tait mon p&#232;re. Elle m'a r&#233;pondu que son &#233;tat &#233;tait stationnaire et qu'il avait m&#234;me pu manger quelques cuill&#232;res de compote le matin. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
C'est vers 16h30 que tout a bascul&#233; et que son calvaire a commenc&#233;. Mon p&#232;re a commenc&#233; &#224; se r&#233;veiller en se plaignant d&#233;j&#224; beaucoup (il ne pouvait plus respirer je j'ai entendu des glouglous dans ses poumons). &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
A 18 heures l'infirmi&#232;re a donn&#233; &#224; mon p&#232;re un comprim&#233; de topalgic, et une heure plus tard un lexomil. Mon p&#232;re devait, aux dires de l'infirmi&#232;re, retrouver le sommeil &#189; heures plus tard.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Il a endur&#233;e pendant plus de 5 heures une grande souffrance agonique. J'ai appel&#233; &#224; plusieurs reprises &#224; l'aide aupr&#232;s du personnel soignant qui n'a pas boug&#233;. Un infirmier venu remplacer la pompe de lasilix s'est m&#234;me consid&#233;r&#233; comme agress&#233; car j'ai eu le culot de demander de la morphine. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Plusieurs fois j'ai demand&#233; &#224; voir le m&#233;decin de garde qui n'a m&#234;me pas d&#233;ni&#233; se d&#233;placer. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Mon p&#232;re hurlait qu'il &#233;tait mort et qu'on le soulage. Mon p&#232;re est parti d'une lente et insupportable asphyxie avec br&#251;lures dans tout le corps et douleurs extr&#234;mes dans le ventre. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
J'ai r&#233;clam&#233; le dossier m&#233;dical de mon p&#232;re et c'est l&#224; que j'ai vu qu'il n'avait eu &#224; partir du 30/12 que du topalgique et de lexomil jusqu'&#224; son d&#233;c&#232;s.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Pourtant le code de la sant&#233; publique pr&#233;cise que toute personne a le droit d'avoir une fin de vie digne et accompagn&#233;e du meilleur apaisement possible de la souffrance. Les professionnels de sant&#233; mettent en &#339;uvre tous les moyens &#224; leur disposition pour que ce droit soit respect&#233;. Que Toute personne a le droit de recevoir des traitements et des soins visant &#224; soulager sa souffrance. Celle-ci doit &#234;tre, en toutes circonstances, pr&#233;venue, prise en compte, &#233;valu&#233;e et trait&#233;e. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Je viens d'obtenir de l'h&#244;pital un rendez-vous avec un m&#233;diateur m&#233;dical qui m'a expliqu&#233; que mon p&#232;re avait eu le bon traitement pour sa fin de vie soit disant tout &#224; fait adapt&#233; &#224; son &#233;tat anxieux. Or sa souffrance n'a pas &#233;t&#233; r&#233;&#233;valu&#233;e. Aucun m&#233;decin n'est venu le voir pendant son agonie qui a dur&#233; plus de 5 heures. Il n'a pas b&#233;n&#233;fici&#233; de morphine et les m&#233;dicameants administr&#233;s n'ont eu aucun effet. Il &#233;t&#233; extr&#234;mement agit&#233;s, criait qu'il &#233;tait mort et demandait qu'on le soulage. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt; je l'ai mass&#233; et brumis&#233; pendant plusieurs heures et je devais avec l'aide de ma ni&#232;ce qui &#233;tait pr&#233;sente, le relever en position semi assise dans son lit car il glissait et ne pouvait pas supporter la position allong&#233;e car il avait beaucoup de difficult&#233;s &#224; respirer. Je l'ai vu lutter pendant toutes ces heures.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
C'est pourquoi je souhaite vous demander si &#224; votre avis les m&#233;dicaments administr&#233;s dans le cadre des soins de confort &#233;tait ou non adapt&#233;s. L'h&#244;pital me dit oui mais moi je pense qu'il aurait fallu de morphine comme vous le dite (seule traitement adapt&#233; dans le cadre de la dyspn&#233;e terminale). &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Le m&#233;decin m&#233;diateur a reconnu un manque de r&#233;&#233;valuation pendant la p&#233;riode agonique et un manque d'information et d'accompagnement &#224; notre &#233;gard, ce que j'ai reproch&#233; dans un courrier adress&#233; au directeur de l'h&#244;pital en question.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Docteur, pensez&#8211;vous que si je porte plainte contre l'h&#244;pital, ma plainte a t&#8216;elle des chances d'aboutir ?&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Merci d'avance pour votre aide.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Tr&#232;s cordialement&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>NOEL</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>soins palliatifs/benevolat</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15598</link>
        <dc:date>2018-03-21T20:30:55Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonsoir, Sancie, et merci de ces nouvelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vois que vous avez infl&#233;chi votre projet : vous ne vous orientez plus vers des accompagnements de fin de vie mais vers un soutien aux malades non n&#233;cessairement menac&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une excellente d&#233;cision, qui peut d'ailleurs constituer une &#233;tape vers des implications plus d&#233;licates.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous souhaite d'y trouver tout ce que vous cherchez. On re&#231;oit toujours plus qu'on ne donne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>soins palliatifs/benevolat</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15596</link>
        <dc:date>2018-03-21T20:09:42Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonsoir Michel, c'est avec les Blouses Roses que je vais commencer mon activit&#233; de b&#233;n&#233;volat. On aura trois formations + celles des m&#233;decins du service.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Je me permettrai de vous poser des questions si vous le voulez bien, qd les choses m'&#233;chapperont ! &#224; bient&#244;t et encore un tout grand merci&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Sancie</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>cancer du colon</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15537</link>
        <dc:date>2018-02-13T19:33:38Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;oui c est sur que pour le service &#233;tait mal organiser c est pour &#231;a j en vu plus au service qu au professeur car les dernier 24h il &#233;tait pas la il y avait que l &#233;quipe et m&#234;me pas un m&#233;decin de garde car au d&#233;but d apres midi il aurait pu m appeler et me dire que son &#233;tat sa grave&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>jojo</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>cancer du colon</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15536</link>
        <dc:date>2018-02-13T18:27:46Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Je comprends votre r&#233;action. Et je ne vais pas vous raconter que les m&#233;decins ne font jamais d'erreurs (j'ai la liste des miennes), qu'ils ne commettent jamais de n&#233;gligences (j'ai aussi ma liste). Mais j'insiste : j'ai connu de ces &#233;volutions fulgurantes, incompr&#233;hensibles, qui d&#233;sar&#231;onnent les meilleures &#233;quipes, et qui font que les apparences sont contre elles. Et je reste &#224; penser que l'enjeu de ce retour &#224; domicile &#233;tait majeur. Certes il s'est mal pass&#233;, mais il aurait &#233;t&#233; terrible de ne pas le tenter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allons plus loin : on aurait pu, regardant le malade, voir qu'il n'allait pas bien et y renoncer au dernier moment. Sauf que, contrairement &#224; ce qu'on pense, l'une des choses les plus difficiles de ce m&#233;tier est d'&#233;valuer l'&#233;tat r&#233;el d'un malade. Je me suis trouv&#233; dans des situations o&#249; j'ai jug&#233; que tel patient, certes, n'allait pas bien, mais sans deviner qu'il serait mort une heure apr&#232;s. Inversement j'ai vu un excellent m&#233;decin constater le d&#233;c&#232;s d'un patient, alerter la famille... et voir le d&#233;funt se r&#233;veiller et vivre encore trois ou quatre jours. Rien n'est plus difficile de distinguer une vieille personne qui dort d'une vieille personne qui meurt. Ce caract&#232;re d&#233;concertant de notre m&#233;tier est terriblement m&#233;connu, et il entre pour beaucoup dans la m&#233;fiance que nous engendrons bien malgr&#233; nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non ; plus je r&#233;fl&#233;chis et plus je me dis que s'il y a eu un dysfonctionnement (et rien ne m'indique qu'il y en a eu un) il est &#224; rechercher dans l'organisation du service, et non dans les soins. C'est d&#233;j&#224; beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>cancer du colon</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15535</link>
        <dc:date>2018-02-13T16:33:42Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;bonjour merci d avoir r&#233;pondu je sais il y a beaucoup de question la seul qui me vient toujours pk il on laisser sortir sachant qu il on retrouver au sol le matin et question barri&#232;re il y en avais pas et un jour son &#233;tat c est d&#233;grader la veil il &#233;tait encore bien et le jour de sa sorti je l ai pas reconnu et question m&#233;diateur je l ai fait j ai attendu deux mois pour une r&#233;ponse et la pour me dire que le m&#233;diateur a dit qu il a pu r&#233;pondre a mes question ; haha j ai rigoler de nerf sois disant a r&#233;pondu a mes question franchement qu elle r&#233;ponse j ai eu il ma lu ma lettre et une lettre que le service et c est tout mais ca pas r&#233;pondu a mes question je sais que &#231;a va &#234;tre dur et long mais je ne peux pas laisser tomber car pour moi c est pas ca maladie mais il &#233;tais pas pressent pour c est soin et surtout au retour il on pas fait leur travail donc ca prendra le temps qui faut j ai une avocate et j ai &#233;cris au procureur de la r&#233;publique affaire a suivre je vous tiendrais au courant et merci encore bonne soir&#233;e&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>jojo</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>cancer du colon</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15534</link>
        <dc:date>2018-02-13T09:49:11Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour, Jos&#233;phine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas facile de comprendre ce qui s'est vraiment pass&#233; : les apparences peuvent tromper, et je n'ai rien vu de cette histoire. Je vais donc me limiter &#224; quelques hypoth&#232;ses, qui tout aussi bien peuvent &#234;tre compl&#232;tement fausses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui me frappe c'est le d&#233;calage entre ce qui vous a &#233;t&#233; dit lors de la premi&#232;re hospitalisation et ce qui vous a &#233;t&#233; dit lors de la seconde. Je vois que votre p&#232;re est hospitalis&#233; (pourquoi ?), et qu'au bout d'&#224; peine 24 heures on vous annonce qu'il a un cancer du c&#244;lon m&#233;tastas&#233;. Pour &#234;tre aussi cat&#233;gorique et aussi pr&#233;cis il faut que le m&#233;decin se soit trouv&#233; devant une &#233;vidence absolue (ou que ce soit le roi des cr&#233;tins, mais c'est rare). Dans ces conditions les erreurs de diagnostic sont infiniment peu probables (j'ai cependant le souvenir cuisant d'un patient dont la radio de poumons &#233;tait caricaturalement celle d'une nu&#233;e de m&#233;tastases, et qui en fait correspondait &#224; une d&#233;faillance cardiaque&#8230;). Dans ces conditions je comprends mal que dans le second h&#244;pital on vous ait dit : &#171; moi je ne parle pas de cancer tant que je n'ai pas fait des examens &#187; ; j'aurais mieux compris : &#171; Vous savez, il y a des surprises, je pr&#233;f&#233;rerais tout de m&#234;me v&#233;rifier &#187;. Mais passons. Certes on a perdu un peu de temps, mais cela n'a pas modifi&#233; significativement l'&#233;volution c'est seulement dommage si cela vous a conduit &#224; vous illusionner sur la suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours est-il qu'en fin de compte il n'y a pas eu de surprise, et que le diagnostic initialement port&#233; &#233;tait malheureusement le bon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La suite est plus difficile &#224; d&#233;crypter : vous avez demand&#233; une permission de sortie, ce qui &#233;tait une tr&#232;s bonne id&#233;e : il n'y avait pas de traitement en cours, et il &#233;tait prudent de proposer ce temps de f&#234;te avant que le malade n'entre en chimioth&#233;rapie (au fait, qu'en pensait-il ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce que vous d&#233;crivez de son &#233;tat ne me donne aucune id&#233;e de ce qui a bien pu se passer : &#233;volution dramatique du cancer ? Dans ce cas on peut se demander si le projet de chimioth&#233;rapie &#233;tait bien r&#233;aliste ; mais il arrive qu'on soit pris de court par de telles &#233;volutions ; ou bien survenue inopin&#233;e d'une autre affection ? En tout cas il n'y avait rien d'autre &#224; faire que de le renvoyer &#224; l'h&#244;pital, comme vous l'avez fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne peux pas davantage savoir si la prise en charge qui a &#233;t&#233; effectu&#233;e alors &#233;tait suffisante. Cela d&#233;pend notamment de la mani&#232;re dont le service est organis&#233; pour prendre en charge les urgences de l'apr&#232;s-midi ; mais il se peut tr&#232;s bien aussi que votre p&#232;re ait &#233;t&#233; examin&#233;, et qu'on n'ait pas jug&#233; utile de lui fournir une assistance respiratoire et une surveillance cardiaque : je n'ai aucun &#233;l&#233;ment pour dire qu'elles &#233;taient n&#233;cessaires. C'est difficile &#224; &#233;valuer : vous &#233;tiez tr&#232;s inqui&#232;te, d&#233;&#231;ue de cette &#233;volution inattendue, cela ne vous aidait pas &#224; analyser la situation ; par exemple vous &#233;crivez : &lt;i&gt;son repas au bout de la pi&#232;ce&lt;/i&gt; ; c'est choquant, mais il &#233;tait 18 h, et rien ne m'indique que personne ne serait venu l'aider &#224; manger ; rien n'indique non plus qu'il &#233;tait en mesure de manger (on peut en douter quand on lit qu'il est d&#233;c&#233;d&#233; si rapidement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui me semble tr&#232;s probable c'est que, quelle que soit la raison pour laquelle il est d&#233;c&#233;d&#233;, il s'agissait, surtout dans ce contexte, d'une affection tr&#232;s grave, et que rien n'aurait pu inverser le cours des choses ; dans ce cas il aura &#233;t&#233; bon pour lui que rien d'agressif n'ait &#233;t&#233; tent&#233;. On peut seulement regretter (mais l&#224; aussi il faut voir le contexte et tenir compte du fait que, les choses ayant &#233;t&#233; tr&#232;s vite, rien n'a pu &#234;tre organis&#233;) que vous n'ayez pas &#233;t&#233; rappel&#233;s dans la soir&#233;e pour vous faire part de l'aggravation. Ceci pour dire que si je devais chercher un probl&#232;me je le chercherais plus dans l'organisation du service que dans la qualit&#233; des soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les derniers points que vous &#233;voquez sont un peu plus faciles &#224; traiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ils m'ont dit : &#171; Ah je ne savais pas que la maladie allait si vite &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet. Mais il existe souvent dans les services d'oncologie des r&#233;unions d'analyse des d&#233;c&#232;s. Il serait int&#233;ressant de savoir si elle s'est tenue, et quelles ont &#233;t&#233; les conclusions, m&#234;me si le plus probable est qu'on n'a rien pu conclure du tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ils on dit &#171; On va convoquer les infirmi&#232;res &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une bonne d&#233;cision, m&#234;me si en g&#233;n&#233;ral c'est inutile parce que m&#233;decins et infirmi&#232;res se parlent, et que les informations utiles ont d&#251; &#234;tre &#233;chang&#233;es d&#232;s le lendemain matin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;et aujourd'hui encore j'attends qu'ils m appellent&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous devriez r&#233;insister : pour ma part j'ai toujours pens&#233; que ce genre de questions &#233;manant des familles doit &#234;tre trait&#233; en urgence et sans d&#233;faillance, car c'est le meilleur moyen de maintenir la confiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;au mois de mai j'ai demand&#233; le dossier m&#233;dical pour voir, et l&#224; encore un choc : le jour de sa sortie le 22 d&#233;cembre il serait tomb&#233; du lit et soit disant a cause de sa langue : pour parler&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne comprends pas tr&#232;s bien pourquoi il serait tomb&#233; &#224; cause de sa langue, mais peu importe. Il est tomb&#233;. Une chute est un &#233;v&#233;nement fr&#233;quent en hospitalisation ; on peut chercher &#224; les &#233;viter, par exemple avec des barri&#232;res, mais l'exp&#233;rience montre que cela ne fonctionne pas, et que les chutes qui surviennent malgr&#233; les barri&#232;res sont plus graves que les autres. D'o&#249; la r&#232;gle de ne pas prendre de pr&#233;cautions excessives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ils ne savaient pas o&#249; il avait mal ils n'ont pas fait de radio ou d'&#233;cho pour voir s'il peut faire une h&#233;morragie interne&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus probable est que je n'en aurais pas fait non plus : la quasi-totalit&#233; des chutes n'ont aucune cons&#233;quence, et l'examen m&#233;dical suffit. &#201;videmment, maintenant qu'on conna&#238;t la suite on peut se dire que la chute, si elle n'a pas eu de &lt;i&gt;cons&#233;quence&lt;/i&gt;, a eu une &lt;i&gt;cause&lt;/i&gt;, qu'on aurait pu rechercher. Mais, toujours avec le recul, on se dit que si on avait trouv&#233; une cause, la situation aurait &#233;t&#233; si grave qu'on aurait &#233;t&#233; bien incapable de la traiter ; il n'y a donc pas eu de perte de chance, et on a peut-&#234;tre eu raison de prendre le pari que la permission &#224; domicile se passerait bien ; certes la suite a d&#233;menti ce pronostic optimiste, mais on ne sait cela qu'apr&#232;s coup, et il faut tenir compte du fait que le service a &#233;t&#233; pris de court depuis le d&#233;but.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;et surtout je n &#233;tais pas au courant&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, et c'est regrettable. Mais qu'auriez-vous fait ? Vous auriez renonc&#233; &#224; cette sortie, et certes cela aurait permis probablement une fin de vie plus confortable ; mais l&#224; encore ce sont des choses qu'on se dit une fois qu'on conna&#238;t toute l'histoire ; sur le coup il &#233;tait probablement l&#233;gitime de maintenir le projet de sortie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;pour moi il devait &#234;tre en surveillance 24 h car, si on calcule, m&#234;me pas 48h apr&#232;s la chute il est d&#233;c&#233;d&#233;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. Mais ce qui l'a tu&#233; ce n'est pas la chute, mais la&lt;i&gt; cause&lt;/i&gt; de la chute. Et &#224; cette cause on n'aurait sans doute rien pu opposer. D'o&#249; mon id&#233;e que la seule chose &#224; faire &#233;tait de lui donner cette chance de retrouver son domicile. Cela a &#233;t&#233; un &#233;chec, mais c'est maintenant seulement qu'on le sait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;et surtout il &#233;tait en d&#233;shydratation je voyais sa langue gonfler quand il avalait, &#231;a faisait un dr&#244;le de bruit.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ne sont pas des signes de d&#233;shydratation. Mais &#224; supposer qu'il ait &#233;t&#233; d&#233;shydrat&#233;, je ne sais pas si je l'aurais perfus&#233; dans ces conditions. Et je sais encore moins s'il faut regretter qu'on ne l'ait pas fait : l'&#233;volution a &#233;t&#233; si dramatique qu'on se serait vite trouv&#233; aux fronti&#232;res de l'acharnement th&#233;rapeutique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;je demande juste si on peut faire une enqu&#234;te car pour moi je trouve beaucoup de n&#233;gligences&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, on peut ; il existe dans tous les h&#244;pitaux un m&#233;decin m&#233;diateur que vous pouvez saisir ; mais :
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Vous devez tenir compte du fait que le temps a pass&#233;, et qu'il sera bien difficile de reconstituer l'encha&#238;nement des faits.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Je crois sinc&#232;rement que le probl&#232;me, s'il y en a un, est dans l'organisation du service, et non dans la qualit&#233; des soins ou dans le choix des d&#233;cisions.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Je ne suis pas du tout s&#251;r que ce genre de proc&#233;dure aide les proches &#224; faire leur deuil. ; je suis bien pr&#232;s de croire qu'en r&#233;alit&#233; il le rend plus difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;et surtout si c'&#233;tait la fin pourquoi ils n'ont pas agi pour qu'il ne souffre pas, car l&#224; il a souffert, m&#234;me &#224; la maison il se plaignait alors que jamais il ne se plaint&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai aucune raison de penser que, quand il a &#233;t&#233; r&#233;hospitalis&#233;, on n'a pas mis en &#339;uvre les traitements n&#233;cessaires pour le soulager. Mais il faut tenir compte aussi du fait que la prise en charge d'une souffrance en fin de vie ne se fait pas d'un claquement de doigts. Quand il est revenu il a fallu r&#233;analyser la situation, se rendre compte que le projet de chimioth&#233;rapie devait &#234;tre abandonn&#233;, se demander si malgr&#233; tout on pouvait ou non esp&#233;rer une am&#233;lioration provisoire, y renoncer, mettre en place une strat&#233;gie de soins de confort, et cela sans c&#233;der &#224; la tentation de trop en faire. J'ajoute que c'est une situation dans laquelle les proches, pris dans leur propre souffrance, ont toujours tendance &#224; surestimer celle du malade. Bref, dans une situation aussi catastrophique, je ne sais pas si j'aurais &#233;t&#233; beaucoup plus brillant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;je veux que justice soit faite&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez &#224; la fois raison et tort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez tort parce que s'il y a eu un probl&#232;me (et je ne le sais pas) il n'est pas dans la qualit&#233; des soins mais dans leur organisation. Il ne s'agit pas de sanctionner les professionnels, mais de leur montrer leurs erreurs et de les aider &#224; progresser en r&#233;fl&#233;chissant ensemble &#224; la meilleure mani&#232;re de faire (je suis tout &#224; fait conscient de r&#234;ver).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez raison parce que, les choses &#233;tant ce qu'elles sont, je crains fort qu'elles ne bougent que quand les professionnels en auront assez de se retrouver au p&#233;nal, m&#234;me si jamais ils n'y seront condamn&#233;s. Reste &#224; savoir si vous &#234;tes pr&#234;te &#224; assumer le co&#251;t (en argent, en &#233;nergie, en r&#233;activation de votre souffrance) d'une telle proc&#233;dure. Je pr&#233;f&#233;rerais que vous y r&#233;fl&#233;chissiez longuement. Par contre, aller voir le m&#233;decin m&#233;diateur pourrait vous aider.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>cancer du colon</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15533</link>
        <dc:date>2018-02-12T16:18:38Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;voila les faits :le 7 decembre 2016 mon pere a etais hospitaliliser ,il m on convoquer le lendemain pour me dire que mon pere avait le cancer du colon avec des metastase&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
au foie et intestins .il m on dit il ne guerie pas mais il peut faire la chimio et qui lui reste comme meme du temps .le lendemain il on envoier dans un autre centre faute de place&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
cher eux .je vois le proffeseur de l etage je lui explique ce qui m on dit dans l autre centre il ma dit :moi je parle pas de cancer tant que j ai pas fait des examens:sur le coup ca &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
ma rassurer mais je me poser comme meme la question pourquoi a civil il m on dit ca .le temps passer environ une semaine apres j ai demander au proffeseur ce qui en ai il a dit faut attendre je dois encore faire des examens qu en faite il faisait rien je poser la question a mon pere il a dit rien juste un jour il voulais faire une coloscopie.le jour de l annonce le 17 decembre il me convoque pour me dire la meme chose que civil et qu il aller commencer la chimio en janvier avec les dates entre temps je voyer mon pere pas trop bien il commencer avoir la langue qui gonfler et qui avait du mal a parler .je leur ai poser la question si pour les fete il pouvais sortir il ma repondu :toute facon cliniquement on peu plus rien faire:donc le 22 decembre il on envoyer a la maison quand je l ai vu j ai ete choquer il tenais pas debout son bras droit etait un peu tordu il arriver pas a parler bref le choc.on est rester la nuit avec lui peur de le laisser le lendemain j ai apeler mon medecin traitant en le voyant aussi choquer que nous il a dit faut le renvoyer a l hopital donc vers 15h l ambulance la chercher je lui ai dit je t appel apres donc dans le meme service ou il etait. j ai attendu une bonne demi heure avant d apeler il reponder pas j ai apeler le service pour leur dire de regarde dans la chambre si il a bien son tel il on dit oui on iva en faite jusqu a 18h comme ca et toujour pas moyen de l avoir au tel j ai dit a mon mari d aller voir.quand il est arriver il etait choquer ,il a dit a moitier nu sur le lit le tel part terre son repas au bout de la piece bref un etat catastrophe et surtout dans une chambre au fond du couloir sans la machine a oxigene car il respire mal et meme pas brancher la machine du coeur pour etre en surveillance il lui a donner une compote il etait affamer bref j en pleure encore quand j y pense comment il on laisser comme l expression comme un chien dsl mais pour moi c est ca.le lendemain a 6h il m ont appeler pour me dire qu il est deceder le 24 decembre . il m on pas donner d expliquation jusqu a ce que j ai ecris une au service le mois de fevrier telement ca me travailler il m on dit a je savais pas que la maladie aller si vite et j ai expliquer pour ca derniere nuit comment il etait il on dit on va convoquer les infermiere et aujourd hui encore j attend qu il m appel .au mois de mais j ai demander le dossier medical pour voir et la encore un choque le jour de sa sortie le 22 decembre il serait tomber du lit et sois disant a cause de sa langue :pour parler : il save pas ou il avait mal il on pas fait de radio ou echo pour si il peut faire une hemoragie interne et surtout je n etait pas au courant pour moi il devait etre en surveillance 24 h car si on calcul meme pas 48h apres la chute il est deceder et surtout il etait en desydratation je voyer sa langue gonfler quand il avaler sa faisait un drole de bruit .deja merci d avoir lu ma lettre je sais qu il etait condaner mais je demande juste si on peut faire une enquete car pour moi je trouve beaucoup de negligence et surtout si c etait la fin pk il on pas fait pour qu il soufre pas car la il a souffert meme a la maison il se plaigner alors que jamais il se plain je veux justice sois faite meme si il revient pas mais que je peut faire mon deuil en paix et surtout pour mon pere que la haut il se repose je vous remercis&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>jojo</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15506</link>
        <dc:date>2018-01-21T16:33:54Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonsoir, Sarah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je comprends ce que vous dites, et votre r&#233;action est normale. On n'accepte pas si facilement le d&#233;part d'un &#234;tre cher, et il est habituel de se trouver dans cette situation &#233;trange o&#249; tout &#224; le fois on sait et ne sait pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me il est tr&#232;s difficile de vivre sereinement ces &#224;-coups entre les moments o&#249; elle va tr&#232;s mal et ceux o&#249;, inexplicablement, elle semble s'am&#233;liorer. On dirait que la nature veut vous faire comprendre que, justement, perdre quelqu'un c'est perdre tout contr&#244;le sur la situation, et que ce que vous avez &#224; faire c'est accepter de ne rien comprendre, de ne rien pouvoir, de ne rien contr&#244;ler. Dur apprentissage de la s&#233;paration. Mais ce temps, pour dur qu'il est, vous pr&#233;pare, justement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15505</link>
        <dc:date>2018-01-21T06:06:26Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Merci beaucoup pour vos r&#233;ponses, effectivement je sais tr&#232;s bien que son d&#233;c&#232;s est in&#233;vitable, c'est moi et moi seule qui garde espoir, car je refuse tout simplement son d&#233;c&#232;s&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Hier maman &#233;tait agac&#233;e, me parlait avec une telle &#233;nergie, et au moment du repas mange sa pur&#233;e et son yaourt, je me suis demand&#233; ce qui se passait, les jours pr&#233;c&#233;dents refusait toutes alimentations, et me dit tu peux me faire une soupe maison, je me suis dit elle est dans un moment de haut, c'est tr&#232;s d&#233;concertant, en fait j'angoisse maintenant &#224; me dire comment vais-je la trouv&#233;e aujourd'hui !!!&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Les jours + je me dit peut &#234;tre qu'il se trompe !! Je sais que non mais dans ma t&#234;te c'est autre chose, perdre de nouveau un &#234;tre ch&#232;re est tr&#232;s dur &#224; accepter&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Merci &#224; vous&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Bien cordialement&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>sarah</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15504</link>
        <dc:date>2018-01-20T20:56:26Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonsoir, Sarah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vois que l'oncologue a &#233;t&#233; tr&#232;s claire :
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;i&gt;Il n'y a plus rien &#224; faire en soins&lt;/i&gt; : donc on renonce aux deux s&#233;ances de chimioth&#233;rapie.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;i&gt;Elle nous demande si on doit l'intuber si les choses tournent mal&lt;/i&gt; ; donc elle s'attend au pire &#224; assez court terme, et pose directement la question des limites de l'acharnement th&#233;rapeutique. Ajoutons qu'elle le fait un peu par acquit de conscience car une intubation n'aurait, comme vous l'avez indiqu&#233;, aucun sens. &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;i&gt;nous demandons comment va se passer la suite&lt;/i&gt; ; votre question est purement symbolique, car vous savez tr&#232;s bien comment la suite va se passer ; ou, pour &#234;tre plus pr&#233;cis, vous savez tout ce qu'on peut savoir : la probabilit&#233; pour que votre m&#232;re s'am&#233;liore est quasi nulle, et le d&#233;c&#232;s est proche. Comment cela se passera, c'est une autre affaire, mais ce qui peut &#234;tre assur&#233; c'est que nous avons les moyens de faire que cela soit paisible.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;i&gt;et l&#224; ne sait pas trop comment le dire et tourne et d&#233;tourne, et finit par dire : Votre maman est sur un fil !!!&lt;/i&gt; ; r&#233;ponse normale, car ce dont il est question est &#233;vident, et l'oncologue joue la carte habituelle : cette famille qu'elle a en face d'elle, elle a tout pour comprendre ce qui va se passer ; si elle n'y vient pas toute seule, si elle-m&#234;me ne dit pas quelque chose comme &#171; mais alors, Docteur, c'est la fin ? &#187;, il est possible que ce soit parce qu'elle n'est pas en &#233;tat de supporter la violence de la r&#233;ponse ; dans ce cas on recommande au m&#233;decin de ne pas trop s'avancer, d'attendre, de, comme vous dites, tourner et d&#233;tourner, et de biaiser. En ce qui me concerne il m'arrivait souvent d'aller plus droit ; cela m'a &#233;t&#233; reproch&#233;, et m&#234;me encore aujourd'hui je ne sais pas si j'ai eu raison. Tout comme je ne sais pas si j'ai raison de vous l'&#233;crire.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;i&gt;Voyant qu'elle avait beaucoup de mal, je lui ai dit : &#171; &#231;a va faire comme notre fr&#232;re d&#233;c&#233;d&#233; il y a 4 mois &#187;&lt;/i&gt;, car c'&#233;tait la m&#234;me oncologue, elle nous dit : &#171; &lt;i&gt;oui pour la fin, c'est &#224; dire la mettre dans un semi coma, elle partira comme &#231;a&lt;/i&gt; &#187; ; vous franchissez le pas, et quand elle le constate elle saisit la balle au bond. C'est pour moi de l'excellent travail.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;i&gt;Franchement nous sommes rest&#233;s sans vraiment de r&#233;ponse &#224; nos questions&lt;/i&gt; ; mais&#8230; que vouliez-vous savoir de plus ? Cette situation est au bout, il faut s'attendre &#224; un d&#233;c&#232;s, personne ne sait quand mais le plus probable est que cela se compte en jours (m&#234;me si des surprises sont toujours possibles, et si personne ne peut pr&#233;voir quelles seront les circonstances exactes, il est clair que tout sera mis en &#339;uvre pour que les choses se passent bien. Les questions auxquelles vous n'avez pas eu de r&#233;ponse sont celles dont personne ne conna&#238;t la r&#233;ponse.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;i&gt;Nous avons demand&#233; aux infirmi&#232;res de ne plus la lever, de la laisser en paix, &#233;tant donn&#233; qu'on nous a dit : &#171; votre maman va &#234;tre transf&#233;r&#233;e dans un autre h&#244;pital (fin de vie) un service qui prend en charge les douleurs &#187;&lt;/i&gt; ; en d'autres termes on a fait une demande d'unit&#233; de soins palliatifs. Cela peut &#234;tre une bonne id&#233;e, m&#234;me si ces fins de vie sont souvent tr&#232;s simples, ne n&#233;cessitant pas de moyens particuliers.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;i&gt;Je m'inqui&#232;te beaucoup, elle ne mange vraiment plus rien et boit tr&#232;s peu, je me dis que &#231;a ne va pas aller loin tout &#231;a, elle ne veut rien &#224; part dormir, en une semaine son visage a beaucoup chang&#233;&lt;/i&gt; ; je comprends ce que vous dites. Mais ce que vous voyez est in&#233;vitable. Vous parlez d'inqui&#233;tude, et c'est tr&#232;s normal. Pourtant le temps n'est plus &#224; l'inqui&#233;tude : on s'inqui&#232;te pour quelque chose qu'on pourrait esp&#233;rer &#233;viter, et ce n'est pas le cas ici. Vous savez l'essentiel : non, &#231;a ne va pas aller loin, et c'est bien ce que l'oncologue vous a dit, mais c'est si douloureux pour vous que vous ne l'avez pas entendu. C'est normal, tout le monde a toujours, &#224; un moment ou &#224; un autre, ce type de r&#233;action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que je vous confirme en revanche, c'est que si avec l'oncologue les choses se sont pass&#233;es comme vous le racontez, alors elle a magnifiquement fait son travail. J'aurais peut-&#234;tre fait autrement, mais je vous le redis, je ne sais pas si j'aurais eu raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15503</link>
        <dc:date>2018-01-20T05:38:06Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Hier maman &#233;tait pas bien, quand je suis arriv&#233;e elle dormait comme tout les jours, la matin&#233;e &#224; &#233;t&#233; dure pour elle avec vomissements malgr&#233; qu'elle s'alimente pas, et diarrh&#233;e car il lui avait fait un lavement, elle &#233;tait tr&#232;s faible, de plus elle me dit l'infirmi&#232;re &#224; voulue me mettre dans le fauteuil, avec 9 de tension je comprenais pas, j'ai eu un coup de sang de la voir comme &#231;a, , j'ai demand&#233; &#224; voir l'ancologue pour des explications, il pouvait me recevoir 2h apr&#232;s, je profite de t&#233;l&#233;phoner &#224; ma s&#339;ur pour qu'elle soit pr&#233;sente lors de l'entretien&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Notre rdv arrive, l'ancologue nous explique qu'il y a plus rien &#224; faire en soins ( plus de rayons, plus de chimio) que sa maladie c'est aggrav&#233;e, &#231;a nous l'avions bien compris, elle nous demande si on doit l'intub&#233; si les choses tournent mal, notre r&#233;ponse est non, pas d'acharnement, elle nous fait r&#233;ponse qu'elle &#233;tait pas pour non plus &#233;tant donn&#233; l'&#233;tat des poumons et autres, nous demandons comment va se passer la suite, et la ne sait pas trop comment le dire et tourne et d&#233;tourne, et finit par dire votre maman est sur un fil !!!&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Mais je lui dit c'est quoi cette r&#233;ponse vous pouvez pas nous expliquer un peu mieux !!&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Voyant qu'elle avait beaucoup de mal, je lui est dit &#231;a va faire comme notre fr&#232;re d&#233;c&#233;d&#233; il y a 4 mois, car c'&#233;tait la m&#234;me ancologue, elle nous dit oui pour la fin, c'est &#224; dire la mettre dans un semi coma, elle partira comme &#231;a&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Franchement nous sommes rest&#233;s sans vraiment de r&#233;ponse &#224; nos questions, je ne comprends pas qu'on soit pas plus honn&#234;te avec les familles, qu'on leur dise pas les choses le plus simplement possible avec des mots simples pour qu'on puissent comprendre, en r&#232;gles g&#233;n&#233;rales ont prend des termes bien m&#233;dicaux auquel on comprend pas grand chose, personnellement jai pas fait m&#233;decine.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
En r&#233;sum&#233; nous sommes ma s&#339;ur et moi ressortie bien en col&#232;re de cet entretien qui nous &#224; pas r&#233;confort&#233;s, &#224; part se dire que la sant&#233; de maman peut &#224; tout moment se d&#233;grader d'un seul coup&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Nous avons demand&#233;s aux infirmi&#232;res de plus la lev&#233;e, de la laisser en paix, &#233;tant donn&#233; qu'on nous &#224; dit votre maman va &#234;tre transf&#233;r&#233;e dans un autre h&#244;pital ( fin de vie) un service qui prend en charge les douleurs&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Je m'inqui&#232;te beaucoup, elle mange vraiment plus rien et boit tr&#232;s peu, je me dit que &#231;a va pas aller loin tout &#231;a, elle ne veut rien &#224; part dormir, en une semaine son visage &#224; beaucoup chang&#233;&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Merci de m'avoir r&#233;pondu, de vous lire le fait du bien, je comprends bien vos r&#233;ponses&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Bien cordialement&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>sarah</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15500</link>
        <dc:date>2018-01-18T14:11:04Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour, Sarah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez raison d'&#234;tre inqui&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il est tr&#232;s malais&#233; de vous dire exactement quelle est la situation : il y a trop de pi&#232;ges, trop de points qu'il faudrait pr&#233;ciser. Je le redis sans me lasser : si la m&#233;decine pouvait se faire sur Internet, c'est que les probl&#232;mes qu'elle pose seraient si simples que vous n'auriez pas besoin de moi. Je vous recommande donc de ne prendre mes propos que comme des sp&#233;culations &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; sur un cas g&#233;n&#233;ral, et non comme des conseils sur un cas particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous me parlez d'une dame qui commence &#224; &#234;tre &#226;g&#233;e, mais pas tellement. Il est difficile de dire en quoi cet &#226;ge modifie l'id&#233;e que nous nous faisons de la strat&#233;gie &#224; choisir. Le mieux est de ne pas en tenir compte. Plus important est le fait que vous parliez de stade terminal ; encore faudrait-il savoir qui l'a dit, dans quel contexte, ce qu'il a dit exactement : par &lt;i&gt;stade terminal&lt;/i&gt; on peut entendre que l'oncologie est &#224; bout de ressources, avec un pronostic fatal &#224; &#233;ch&#233;ance de quelques quinzaines, mais on peut aussi entendre que l'effondrement de la situation est beaucoup plus proche. Il faudrait donc savoir un peu mieux de quoi on parle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est important notamment pour r&#233;fl&#233;chir &#224; la question de la chimioth&#233;rapie. Il se peut que ce soit une mesure d'acharnement th&#233;rapeutique, d&#233;cid&#233;e par un oncologue qui n'arrive pas &#224; s'arr&#234;ter. Mais il ne faut pas m&#233;conna&#238;tre qu'il existe d'authentiques chimioth&#233;rapies palliatives, ou des radioth&#233;rapies palliatives (pour ne rien dire de la chirurgie), quand on veut par exemple am&#233;liorer le confort du malade en essayant de d&#233;sobstruer une bronche. Il faudrait l&#224; aussi savoir qui la propose, et quel est son objectif (s'il en a un&#8230;). La d&#233;cision se prend ensuite en consid&#233;rant le b&#233;n&#233;fice qu'on peut attendre, les inconforts qu'on va engendrer, et plus que tout bien s&#251;r la volont&#233; du malade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, il y a eu une d&#233;tresse respiratoire majeure, n&#233;cessitant de l'oxyg&#232;ne &#224; tr&#232;s fort d&#233;bit. J'ai &#233;crit ailleurs que l'oxyg&#232;ne a rarement une utilit&#233; en fin de vie. Ici la situation est telle qu'il s'agit d'une question de vie ou de mort : si on arr&#234;t l'oxyg&#232;ne, le d&#233;c&#232;s va survenir en quelques heures. Toute la question est donc de savoir si cette d&#233;tresse est durable ou non. Cela d&#233;pend bien s&#251;r de la cause, et je n'ai pas d'&#233;l&#233;ment permettant de la conna&#238;tre. Il arrive que m&#234;me dans ces situations dramatiques on arrive &#224; inverser la tendance. Dans la situation dont vous parlez, j'en doute fort, mais il faudrait voir. Mais si les choses ne s'am&#233;liorent pas rapidement (et si vous en &#234;tes &#224; plus d'une semaine il serait imprudent de r&#234;ver), alors il serait tr&#232;s &#233;tonnant qu'elles restent comme elles sont, et elles vont s'aggraver, aboutissant en peu de jours &#224; la catastrophe finale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut donc d&#233;cider de laisser les choses comme elles sont, surtout si on n'a pas perdu tout espoir d'inverser la tendance. C'est ce qu'il serait logique de faire si par exemple la d&#233;tresse actuelle &#233;tait caus&#233;e par une complication respiratoire d'une grippe venant se surajouter au cancer. Franchement la probabilit&#233; qu'il en aille ainsi est infime. On peut aussi d&#233;cider la fin est l&#224; ; dans ce cas la logique voudrait qu'on donne de la morphine &#224; la dose qui permet &#224; la malade de ne pas souffrir de son trouble respiratoire, voire de l'endormir si la morphine ne suffit pas. Une fois la paix de la patiente ainsi obtenue il serait logique d'arr&#234;ter une oxyg&#233;noth&#233;rapie qui n'aurait pour but que de maintenir la vie artificiellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour cela il faut que l'&#233;quipe soignante y soit pr&#234;te. Il faut qu'elle ait un minimum de pratique de la s&#233;dation et de la morphine. Et il faut qu'elle soit pr&#234;te &#224; entrer dans cette d&#233;marche de renoncement th&#233;rapeutique, et ce n'est pas donn&#233; &#224; tout le monde. J'ai l'intuition que cette &#233;quipe souffre de ce qu'elle est en train de vivre, et c'est cette souffrance qui explique qu'elle ait du mal &#224; communiquer avec vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne change malheureusement pas l'essentiel : oui, la situation est grave, oui le pire est l&#224; &#224; bref d&#233;lai, m&#234;me si on ne peut jamais exclure quelques hauts et quelques bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aurais bien pr&#233;f&#233;r&#233; vous peindre un tableau moins noir, mais j'ai l'impression qu'en fait je ne vous apprends rien. Je reste &#224; votre &#233;coute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15498</link>
        <dc:date>2018-01-18T06:09:45Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour,&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Je suis tr&#232;s inqui&#232;te pour ma maman &#226;g&#233;e de 83 ans qui &#224; le cancer du poumon stade terminal, avec complications au c&#339;ur, malgr&#233; tout on lui propose de faire 2 s&#233;ances de chimioth&#233;rapie qui la gravement affect&#233; derri&#232;re, avec des effets ind&#233;sirables qui la &#233;norm&#233;ment fait souffrir, infection de la bouche, gorge etc, elle se trouvait dans une clinique de soins, jusqu'au dimanche en 8 ou la on m'appelle pour me dire de venir en urgence, ma m&#232;re &#224; &#233;t&#233; emmen&#233; aux urgences&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Oxyg&#232;ne &#224; 15l , j'ai &#233;t&#233; re&#231;u par le docteur de garde qui me dit apeller votre famille pour la fin&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Maman est l&#224;, comme si elle remontait la pente, mais nous avons eu 2 rdv ma s&#339;ur et moi en nous disant votre maman est sur un fil&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
J'avoue que je suis perdue, hier on m'annonce qu'on va de nouveau transf&#233;r&#233; maman dans un autre h&#244;pital, car les soins peuvent &#234;tre donn&#233;s ailleurs, ok, je demande &#224; revoir l'ancologue, et l&#224; on vous fait r&#233;ponse pas le temps, de toute fa&#231;on je comprends rien &#224; ce qu'elle me dit, des termes de m&#233;decine, moi j'ai pas fait m&#233;decine, &#231;a serait tellement mieux d'expliquer aux familles avec des mots simples, aucune spycologie&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Aujourd'hui maman est sous morphine avec un d&#233;bit d'oxigene entre 10 et 15l le maximum, elle dort toute la journ&#233;e, elle est tr&#232;s affaiblie, ne mange plus non plus&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Pourriez vous m'aider &#224; y voir plus clair&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Avec mes remerciements&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Cordialement&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>sarah</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>soins palliatifs/benevolat</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15486</link>
        <dc:date>2018-01-07T21:09:18Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonsoir, Sancie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse &#224; votre question est tr&#232;s simple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est impensable de se lancer dans le b&#233;n&#233;volat d'accompagnement en solitaire. Cela ne peut ses faire qu'en &#233;quipe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce domaine il y a deux associations qui ont fait leurs preuves. Vous les trouverez &#224; :
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;a href=&#034;https://www.aspfondatrice.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel='nofollow external'&gt;https://www.aspfondatrice.org/&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.jalmalv-federation.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel='nofollow external'&gt;http://www.jalmalv-federation.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous trouverez dans l'une ou dans l'autre tout ce dont vous avez besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>soins palliatifs/benevolat</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15485</link>
        <dc:date>2018-01-07T20:23:32Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour Monsieur,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;je cherche &#224; vous adresser un mail hors d'un fil de discussion mais je ne trouve pas l'acces sur le site ; tout d'abord un tr&#232;s grand bravo pour tous ces &#233;clairages que vous apportez avec votre qualit&#233; de scientifique et de m&#233;decin - remarquable, disons-le !. Je suis en pleine r&#233;flexion pour me lancer dans le b&#233;n&#233;volat et vous offrez une mine d'information sur ce qui potentiellement m'attend. Je me demandais si vous aviez des conseils sur l'approche &#224; avoir. J'ai assist&#233; par deux fois aux d&#233;c&#232;s de proches, ce qui m'a permis de voir la mort autrement, et par ailleurs, j'ai une esp&#233;rance que personne ne peut me retirer sur une vie au del&#224; de la vie. Neanmoins, j'imagine bien qu'en face de cas concret et douloureux, la chose sera moins facile. Pensez vous qu'il faille avoir des dispositions particuli&#232;res, (caract&#232;re, m&#233;thode...) ou bien les choses se vivent avec chaque malade, simplement dans une compassion profonde. Voil&#224; je m'interroge avant de m'engager s&#233;rieusement. avec tous mes remerciements, Sancie Liquard&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Sancie</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15392</link>
        <dc:date>2017-11-04T08:26:11Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour, Marifali.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que la r&#233;ponse &#224; votre question est assez triste, mais assez simple. Je crois d'ailleurs qu'en fait vous la connaissez, et que vous me demandez seulement de vous la confirmer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;tresse respiratoire est un mode habituel de d&#233;c&#232;s dans la maladie de Charcot. Si on veut l'&#233;viter la seule solution est pratiquer une trach&#233;otomie et d'installer une ventilation m&#233;canique d&#233;finitive. On le fait de moins en moins car la qualit&#233; de vie qui en r&#233;sulte est beaucoup trop mauvaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre amie est actuellement sous assistance respiratoire au masque. Le plus probable est que cette situation ne va pas durer, et que l'aggravation de la maladie, jointe aux inconv&#233;nients (cutan&#233;s par exemple) du masque rendent cet &#233;tat de choses pr&#233;caire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On s'oriente donc vers un d&#233;c&#232;s &#224; terme plus ou moins rapproch&#233; (mais sans doute rapproch&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc anticiper cette situation : il est hors de question de laisser la malade s'&#233;touffer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il arrive que ces d&#233;tresses respiratoires soient brutales, mais c'est loin d'&#234;tre le plus fr&#233;quent. En g&#233;n&#233;ral quand la d&#233;tresse survient on a le temps d'agir. Et on agit en instituant une s&#233;dation (qui n'a m&#234;me pas besoin d'&#234;tre profonde) de mani&#232;re &#224; &#233;viter la souffrance de l'asphyxie. Cela ne h&#226;te m&#234;me pas le d&#233;c&#232;s, ou si peu, et de toute mani&#232;re on n'a pas le choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les questions &#224; se poser sont donc de deux ordres : &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Que pense la malade ? A moins que, pour des motifs qui sont rarement l&#233;gitimes mais qui peuvent l'&#234;tre, elle ne soit pas au courant de ce qui lui arrive, les patients atteints de maladie de Charcot sont le plus souvent tr&#232;s bien inform&#233;s de leur situation. Il faut seulement compter avec le fait qu'ils tendent, pour plusieurs raisons, &#224; perdre le sens des r&#233;alit&#233;s. Bref on doit poser &#224; la malade la question de savoir ce qu'elle veut qu'on fasse.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Le service dans lequel elle se trouve est-il organis&#233; pour faire face au probl&#232;me ? C'est assez simple, mais quand je dis qu'on a le temps d'agir cela signifie qu'on a quelques demi-heures. Il faut le produit &#224; port&#233;e main, il faut la personne qui sait le manier, etc. Rien de compliqu&#233; mais il faut que ce soit pr&#233;vu et planifi&#233; (c'est bien l'une des sottises de la loi Claeys-L&#233;onetti que de pr&#233;tendre qu'on va faire des s&#233;dations partout, y compris &#224; domicile, alors que tout de m&#234;me il y a quelques pr&#233;requis. Ma premi&#232;re s&#233;dation, je l'ai faite &#224; domicile, je sais ce qu'il m'en a co&#251;t&#233; de sueurs froides. Faisant l'impasse sur la n&#233;cessit&#233; d'un minimum de rigueur la loi en r&#233;alit&#233; organise l'euthanasie par inadvertance, celle dont m&#234;me celui qui la pratique peut se permettre de ne pas prendre conscience ; on fait difficilement plus faux-cul).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ces deux questions sont r&#233;solues, tout devrait bien se passer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15391</link>
        <dc:date>2017-11-04T07:42:33Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une de mes vieilles amies est atteinte de la maladie de Charcot. Forme familiale, sa m&#232;re l'a eue aussi, peut-&#234;tre la forme bulbaire, car elle avait perdu la parole et est d&#233;c&#233;d&#233;e en moins d'un an. Mon amie parle, le diagnostic a &#233;t&#233; fait il y a &#224; peu pr&#232;s 18 mois apr&#232;s des soins chirurgicaux inefficaces de probl&#232;mes &#224; un bras. Pour &#233;viter &#224; ses enfants les difficult&#233;s qu'elle avait rencontr&#233;es avec sa m&#232;re, elle a d&#233;cid&#233; d'entrer dans un EHPAD, mais les soins y &#233;taient insuffisants, et elle est depuis pr&#232;s de 6 mois dans un service de soins de longue dur&#233;e dans un h&#244;pital. A sa SLA s'ajoute une scl&#233;rodermie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa faiblesse musculaire s'accroit, mais ce qui me pr&#233;occupe le plus est l'accroissement de ses difficult&#233;s respiratoires. Elle a un appareil, &#224; pression positive je crois, qu'elle portait la nuit et 2 heures par jour, mais elle a besoin de le mettre de plus en plus longuement, presque continument en fait, et elle ne peut pas parler et respirer, manger et respirer. Je crains que l'&#233;volution l'am&#232;ne &#224; un &#233;touffement, et j'aimerais que vous m'indiquiez si ce type de fin est douloureux et p&#233;nible pour le malade, ou si la perte de respiration s'accompagne d'une sorte de perte de conscience qui lui rend insensible (ou peu sensible, au moins) les derniers moments.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Si vous savez aussi dire quelque chose de la dur&#233;e de cette p&#233;riode d'&#233;touffement, et des soins possibles pour am&#233;liorer le confort, j'appr&#233;cierais &#233;galement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci d'avance, et merci pour la clart&#233;, la pond&#233;ration, et l'empathie que j'ai trouv&#233;es dans les r&#233;ponses faites &#224; d'autres, ce qui m'a incit&#233; &#224; vous poser mes questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marifali&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>marifali</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15023</link>
        <dc:date>2017-03-04T17:02:57Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour, Alexandra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que vous &#233;crivez montre que vous avez parfaitement saisi le probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, quoi qu'on fasse, la mort reste incompr&#233;hensible, radicalement &lt;a href=&#034;http://michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article6&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel='nofollow external'&gt;impensable&lt;/a&gt;. Au-del&#224; des aspects physiques, au-del&#224; des difficult&#233;s psychologiques qu'elle provoque, il ne faut pas oublier qu'elle pose des questions spirituelles qui sont elles-m&#234;mes des sources de souffrance et m&#233;ritent un accompagnement. On parle beaucoup de spiritualit&#233;, on sait nettement moins bien s'en occuper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici vous vous posez la question nue ; c'est cela qui vous rend les choses difficiles, mais c'est cette lucidit&#233; qui est le meilleur gage de succ&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment15021</link>
        <dc:date>2017-03-04T11:06:23Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Vous avez raison oui... En effet je n'arrive &#224; laisser cette situation m'&#233;chapper et pourtant, comme vous le dites &#034;accepter la mort de l'autre c' est accepter qu'il nous &#233;chappe&#034;, effectivement je n'arrive pas laisser &#233;chapper cette situation pr&#233;cise car tout au long de son parcours en palliatif, ce qui m'aidait entre guillemet &#233;tait le fait de savoir ce qu'il y'avait pr&#233;cis&#233;ment chaque jour que je venais le voir, comme contr&#244;ler le temps qu'il nous restait ensemble, vouloir tout g&#233;rer pour que tout soit parfait. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
La mort etait in&#233;vitable nous le savions mais comprendre la mort est extr&#234;mement probl&#233;matique pour moi.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
J'ai l'impression parfois de l'accepter mais pas la comprendre...Nous devrions tout jeune etre familiaris&#233; avec la mort comme nous le sommes avec la naissance, cela permettrait peut &#234;tre d'&#234;tre moin &#034;fig&#233;&#034; apres la perte d'une personne importante. En tout cas la phrase sur l'acceptation de la mort que vous avez tres bien su analyser dans mes correspondances m'aide et me fait r&#233;fl&#233;chir quand &#224; ma d&#233;marche de vouloir tout savoir dans le detail. Cela me fera sans doute etre moins d&#233;&#231;us ou moins seul si dans le dossier rien n'explique cette fin in&#233;vitable et surement habituelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense au fond de moi que cela s'est pass&#233; d'une mani&#232;re correcte...car souvent on meurt seul. Il a eu la &#034;chance&#034; de nous avoir jusqu'au bout du bout pour le rassurer et passer l'autre porte... mais nous ne le savons pas Vraiment, la mort reste myst&#233;rieuse ainsi que ses &#233;tapes, les quelque heures avant celle ci. C'est une histoire entre le mourant et la mort je suppose...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci pour tout cette correspondance, elle fut forte int&#233;ressante pour Moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous remercie pour votre temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alexandra&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>alexandra</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14996</link>
        <dc:date>2017-02-24T05:56:38Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour, Alexandra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avais bien not&#233; votre d&#233;sir de voir mettre des termes m&#233;dicaux sur ce que vous avez v&#233;cu. Mais c'est pr&#233;cis&#233;ment ce d&#233;sir qui pose probl&#232;me :
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Certes, je peux comprendre que l'emploi de termes m&#233;dicaux vous donne l'impression que des diagnostics pr&#233;cis ont &#233;t&#233; pos&#233;s, et que par cons&#233;quent la situation est rest&#233;e sous contr&#244;le. Mais comme je vous l'ai dit, i y aurait quelque ridicule &#224; vouloir mettre des mots pr&#233;cis sur une situation impr&#233;cise ; et ce ridicule serait encore plus grand si, n'ayant pas vu le malade, je m'y risquais.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Je ne suis pas habitu&#233; &#224; une telle question : sur ce site la plupart des correspondants viennent poser la question inverse : traduire des termes m&#233;dicaux en mots usuels. Je n'a jamais aim&#233; la terminologie m&#233;dicale, qui sert trop souvent &#224; cacher une ignorance, et qui est avant tout un instrument de pouvoir.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Mais surtout je dois resituer cette demande un peu &#233;trange dans le contexte de votre deuil. Et si j'ai raison de penser que vous exprimez ainsi votre d&#233;sir de savoir que la situation est rest&#233;e sous contr&#244;le, je ne sais pas si je vous servirais bien en entretenant cette illusion. Accepter la mort de l'autre c'est pr&#233;cis&#233;ment accepter qu'il nous &#233;chappe. Dans l'histoire que vous racontez, la situation a &#233;chapp&#233;. Mais &#224; la lecture du r&#233;cit que vous en faites on sent bien que ce fut une fin de vie paisible, que l'&#233;quipe a bien travaill&#233; et que, puisqu'il fallait en passer par l&#224;, tout s'est pass&#233; comme on aurait pu l'esp&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14995</link>
        <dc:date>2017-02-23T15:13:35Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Merci pour votre r&#233;ponse.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Effectivement votre r&#233;ponse est bien plus maligne que ma question car chaque cas est diff&#233;rents et se lancer dans un diagnostique sans avoir suivi le malade.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
hum je vous remercie en tout cas. J'esp&#232;re avoir le dossier m&#233;dical un de ces jours pour &#233;claircir cette fin sans doute normal dans ce genre de cas. Cela m'aiderait d'avoir des termes m&#233;dicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci &#224; vous :-)&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>alexandra</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14993</link>
        <dc:date>2017-02-23T05:46:32Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonsoir, Alexandra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je serais bien imprudent de vous donner un avis sur une telle situation. Tout ce que je peux dire c'est que votre r&#233;cit n'&#233;voque en rien une situation difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais je n'ai par exemple aucun moyen de savoir pourquoi il toussait ; or les choses ne sont pas les m&#234;mes selon qu'il s'agit d'une toux li&#233;e &#224; un m&#233;tastase, &#224; une infection ou &#224; un trouble cardiaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le regain d'&#233;nergie &#224; peu de jours de la fin est un grand classique, qui n'a pas de signification particuli&#232;re ; c'est ce que traditionnellement on appelle &#171; le mieux de la fin &#187;. Par contre il est plus difficile de ses prononcer sur les signes d'agitation que vous avez observ&#233;s. On pense &#224; une douleur, bien s&#251;r, mais cela n'a rien de certain, et c'est m&#234;me un pi&#232;ge dont on sous-estime l'importance : car s'il serait dramatique de m&#233;conna&#238;tre la douleur il serait tout aussi inad&#233;quat de traiter par un antalgique ce qui en r&#233;alit&#233; proc&#232;de d'une anxi&#233;t&#233; ou d'un autre inconfort. Et dans un contexte de &#171; mieux de la fin &#187;, on doit penser &#224; une agitation non sp&#233;cifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les soignants ont donn&#233; une opinion tr&#232;s r&#233;aliste : certes votre p&#232;re &#233;tait agit&#233;, mais l'agitation est tr&#232;s fr&#233;quente dans ces situations, et il est tout aussi fr&#233;quent de voir les proches, peu habitu&#233;s (et pour cause) &#224; les vivre, surestimer l'importance de cette agitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la nature de l'&#233;volution ultime, je n'ai rien contre une d&#233;faillance cardiaque. Mais il n'existe aucun moyen de l'affirmer (ou de le contredire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14990</link>
        <dc:date>2017-02-22T09:29:56Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour, &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
je cherchais des r&#233;ponses &#224; mes questions et je suis tomb&#233;e sur votre page fort int&#233;ressante.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Mon pere est partie il y a quelque jours &#224; pr&#233;sent des suites d'un cancer qui a commenc&#233; par la&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
vessie. Il a &#233;t&#233; op&#233;r&#233; ce qui s'est bien pass&#233; mais ensuite en l'espace de 1-2mois l'uretere et le rein qui comportait eux aussi des traces de cancer qu'il n'y avait pas une fois les scanners apr&#232;s op&#233;ration fait.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
il a eu des rayons cibl&#233;s. Puis apr&#232;s une transfusion qui lui a fait du bien et une autre il a d&#233;clarer une inflammation de m&#233;tastases sur le foie et des nodules resserraient sont intestinc. La Chimio ou autre n'&#233;tait donc pas envisageable. Il est donc partie en soin palliatif, ( avec une batterie de seringue - cortizone pour &#233;viter l'occlusion, morphine, diminuer s&#233;cr&#233;tion, etc). Je crois que les m&#233;tastases avait pris &#233;galement ses poumons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;apres ce bref recap de son parcours ma question repose sur sa fin de vie que j'ai v&#233;cu et qui me trouble encore j'aimerais comprendre finalement.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
j'ai lu bcp de chose mais vous allez pouvoir m'&#233;clairer sans doute...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A quelque jours de la fin ses s&#233;cr&#233;tions &#233;taient de plus en plus pr&#233;sente. Il n'arrivait plus &#224; correctement tousser la toux n'&#233;tait plus grasse. Il &#233;tait extr&#234;mement faible. 3-4 jours avant son d&#233;part, il a eu une regain d'&#233;nergie ajout&#233; avec une douleur ou une plutot une g&#234;ne dans le dos qui le faisait gigot&#233; dans tout les sens ne trouvant pas sa position. Des insomnies... Il parlait peu comme si cela le fatiguait ( Surement d'ailleurs )&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Sa fin de vie s'est d&#233;roul&#233; d'une mani&#232;re ou j'aimerais avoir des mots dessus enfaite.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Il avait les yeux flou dans le vide comme pas present, sa respiration &#233;tait tr&#232;s rapide avec un bruit de s&#233;cr&#233;tion qui emp&#234;chait un souffle clair. Il remuait un peu les bras mais nous &#233;tions l&#224; pour lui parler doucement et le rassurer ( je ne sais pas si il l'entendait) puis sa respiration s'est ralentie comme si le coeur commen&#231;ait &#224; s'arr&#234;ter et de la mousse ros&#233; ( selon ce que j'ai lu du plasma m&#233;lang&#233; &#224; de&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
l'oxygene je crois) sortait l&#233;g&#232;rement de sa bouche. Puis son coeur s'est arr&#234;t&#233; son regard s'est d&#233;tendu et devenu normal et dans un dernier souffle il a pris la porte de l'haut del&#224; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourriez vous m'expliquer avec des termes m&#233;dicaux ? J'ai lu OAP mais j'aimerais comprendre.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
les infirmi&#232;res nous ont dit qu'il &#233;tait apais&#233; car certain patient bouge bien plus je trouve cela assez etrange ce d&#233;roulement vers la mort mais effectivement les troubles de la respiration annoncent la fin nous ne sommes pas dans un film ou les gens meurt soudainement apais&#233;s...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;je je vous remercie pour votre r&#233;ponse :-)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;cordialement,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alexandra&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>alexandra</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14932</link>
        <dc:date>2017-01-29T11:43:00Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour, Claire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai malheureusement pas de conseils &#224; vous donner. Ces situations sont tr&#232;s d&#233;licates, et on ne peut rien en dire si on n'est pas sur place. Tout ce que je peux faire c'est raisonner dans l'absolu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un malade tr&#232;s &#226;g&#233;, parkinsonien, avec des troubles de la parole, est effectivement tr&#232;s sujet &#224; des complications respiratoires (notamment par inhalation) ; c'est une modalit&#233; fr&#233;quente d'&#233;volution terminale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais &#233;videmment pas ce qu'il en est pour votre p&#232;re, mais je note qu'il a &#233;t&#233; admis en soins palliatifs, ce qui me laisse supposer que les m&#233;decins ne comptent pas sortir de la crise actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cas la question de l'encombrement est effectivement un probl&#232;me majeur. Et il faut bien reconna&#238;tre que ce n'est pas le sympt&#244;me le plus facile &#224; traiter. La scopolamine peut &#234;tre active, cela demande parfois de fortes doses, mais les m&#233;decins de soins palliatifs le savent. Il faut par contre distinguer entre la g&#234;ne ressentie par le malade et le caract&#232;re parfois spectaculaire des bruits engendr&#233;s, les seconds faisant surestimer la premi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours est-il que si r&#233;ellement on se trouve en fin de vie et que les conditions de confort sont r&#233;ellement trop mauvaises, alors il me semble que la s&#233;dation pourrait &#234;tre discut&#233;e. Je suppose bien que ce sera fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14928</link>
        <dc:date>2017-01-28T11:04:27Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis tomb&#233;e par hasard sur ce site. J'esp&#232;re que vous pourrez m'apporter une aide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon p&#232;re, parkinsonien, &#226;g&#233; de 91 ans, a &#233;t&#233; hospitalis&#233; le 3 janvier &#224; la suite d'une bronchite. Il a suivi une antibioth&#233;rapie durant une huitaine de jours. Il est entr&#233; dans le service des soins palliatifs depuis le 25 janvier. Il est sous perfusion de glucose, celle-ci contient &#233;galement de l'Acupan et de la scopolamine. Et sous oxyg&#232;ne (canule nasale, d&#233;bit 3 l/min). Mon p&#232;re souffre d'une g&#234;ne respiratoire, au niveau des bronches et surtout du larynx, du fait d'une accumulation de mucosit&#233;s. Il ne parvient ni &#224; tousser ni &#224; expectorer. Les infirmi&#232;res lui ont administr&#233; un fluidifiant qui n'a pas l'air efficace. La situation est d'autant plus p&#233;nible pour lui et pour nous qu'il est devenu pratiquement aphasique. La composante psychologique est aussi essentielle, mon p&#232;re &#233;tant tr&#232;s d&#233;pressif. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Auriez-vous des conseils &#224; me donner pour soulager sa fin de vie ?&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Je vous remercie beaucoup pour votre r&#233;ponse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claire&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Claire </dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14809</link>
        <dc:date>2016-12-22T17:16:41Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour, Sandra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crains de ne pas pouvoir vous aider beaucoup : si les m&#233;decins qui sont en charge de cette situation ne peuvent pas vous &#233;clairer, je n'en suis pas plus capable, moi qui n'ai pas vu la situation. Et la situation est encore plus d&#233;licate du fait qu'il s'agit d'un enfant. Ces fins de vie sont souvent d&#233;routantes, et il est habituel de voir des r&#233;pits qu'on n'attendait pas, ou au contraire des aggravations inopin&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me c'est que vous ne pouvez gu&#232;re supporter cette situation qu'en essayant de pr&#233;voir, d'anticiper, bref de savoir (ou de croire) qu'on contr&#244;le encore quelque chose. Et pr&#233;cis&#233;ment, on ne contr&#244;le pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule chose qui compte, c'est de savoir si le confort de la petite malade est assur&#233;. Je lis qu'on a commenc&#233; une s&#233;dation, c'est probablement une bonne id&#233;e. Est-ce suffisant ? Je ne peux pas le savoir, mais je sais deux choses :
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; La premi&#232;re est que, de mani&#232;re toute naturelle, les proches ont tendance &#224; surestimer la souffrance du malade. L'&#233;valuation de la souffrance est quelque chose de tr&#232;s technique, mais les soignants, du moins quand ils s'en donnent la peine, savent le faire.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; La seconde est que quand on fait une s&#233;dation il est de bonne pratique de le faire avec prudence. Il put donc se produire que l'on t&#226;tonne, le tout est de ne pas t&#226;tonner ind&#233;finiment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nous pouvons en reparler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14805</link>
        <dc:date>2016-12-20T13:34:22Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
ma petite cousine de 4 ans a un cancer &#224; la base lymphome ensuite leuc&#233;mie et ca a atteins les m&#233;ninges phase terminal plus aucun soins plus de prise de sang plus de transfusion de globule et de plaquettes depuis plus de 15 jours ..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;nous nous demandons comment est ce possible que cette petite tienne le coup .. Alors qui lui fallait des transfusions tout les 2 jours ..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a de grosses Angoisses depuis jeudi 15 d&#233;cembre du hypnovel elle a 0.3 par heure depuis elle dors plus ..&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
et ce samedi grosses frayeur grosse douleur au thorax yeux r&#233;vulse diahree et elle cherchais son air et grosses agitation comme si elle se noyais .. Et depuis cette &#233;pisode Ca va elle va mieux bon elle dors je trouve &#231;a bizzare qu elle est fait ca et depuis qu elle aille mieux &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
nous n avons pas de r&#233;ponse &#224; tout ca les m&#233;decins son un peu paum&#233; &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
il y a 15 jours on nous disais qu elle passerais pas le weekend et 15 jours apr&#232;s elle est toujours l&#224; sans signes de d&#233;gradation plus que ca &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
nous sommes perdu&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>sandra</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14755</link>
        <dc:date>2016-12-07T20:37:09Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonsoir Christophe, et merci de ces pr&#233;cisions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;80 ans, ce n'est pas tr&#232;s &#226;g&#233; ; mais on sait bien qu'on entre l&#224; dans la p&#233;riode o&#249; les ennuis vont devenir plus fr&#233;quents et plus graves, h&#233;las. Il en va de m&#234;me pour l'ost&#233;oporose et le risque de chute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je comprends qu'elle prenait un anticoagulant &#224; cause de son &#233;tat cardiaque. Dans ces conditions il a fallu retarder l'op&#233;ration, ce que je comprends. Mais il ne faut pas trop le regretter : le risque cardiaque n'aurait sans doute pas &#233;t&#233; tr&#232;s diff&#233;rent si on avait pu op&#233;rer deux jours avant. Il ne s'agit pas de ces situations o&#249; les choses vont s'aggraver si on n'agit pas vite, et si son c&#339;ur a en somme l&#226;ch&#233; avant qu'on puisse op&#233;rer il est bien probable qu'il aurait l&#226;ch&#233; pendant l'op&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'&#233;lectrocardiogramme, je ne l'ai pas vu. Mais ce que le m&#233;decin qui l'a interpr&#233;t&#233; a &#233;crit, c'est que votre m&#232;re a probablement eu un infarctus dans un pass&#233; relativement ancien. Il est tr&#232;s fr&#233;quent que les infarctus passent inaper&#231;us, et qu'on ne les d&#233;couvre qu'au hasard d'un examen. Cela ne modifie absolument pas l'id&#233;e qu'on peut se faire du drame que vous avez v&#233;cu, c'est une simple constatation qui, dans le contexte, rel&#232;ve de l'anecdote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je reste &#224; votre disposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14749</link>
        <dc:date>2016-12-06T13:09:41Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord un grand merci pour votre r&#233;ponse,cela me permettra de voir plus clair et d'essayer de faire abstraction de certaines id&#233;es qui m'emp&#234;che de faire mon deuil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me permets quelques pr&#233;cisions suppl&#233;mentaires qui m'ont &#233;chapp&#233;es lors de mon premier courrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pr&#233;cise que ma m&#232;re avait 80 ans au moment des faits et elle morte &#224; l'&#226;ge de 82 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma m&#232;re souffrait d'ost&#233;oporose s&#233;v&#232;re et d'un trouble de la marche,j'ai toujours redout&#233; une chute est l'in&#233;vitable est arriv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelque chose m'est revenu &#224; l'esprit lors de sa prise en charge aux urgences (le 06/11/13 au soir),l'analyse de sang montr&#233; un inr &#233;lev&#233;,alors il ont pratiqu&#233; une iv de vitamine k pour stabiliser son inr car l'op&#233;ration devait se d&#233;rouler le 7 Novembre, le 7 au matin l'inr n'&#233;tait pas encore bon pour envisager l'op&#233;ration ,il ont du la repouss&#233; le 8 au matin, mais malheureusement le 7 au soir .......&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant le document de l'&#233;lectrocardiogramme, c'est la phrase &#034;infarctus du myocarde ant&#233;rolat&#233;rale avec anciennet&#233; ind&#233;termin&#233;&#034;,je ne comprend pas trop sa signification ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voila je crois avoir tout dit et fait le tour des questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors je vous exprime toute ma gratitude pour votre aide.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>christophe</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14746</link>
        <dc:date>2016-12-05T07:32:52Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour, Christophe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne serait pas prudent de ma part de commenter une situation que je n'ai pas vue. Mais ce n'est pas n&#233;cessaire : le point de vue th&#233;orique devrait suffire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous indiquez tout d'abord que votre m&#232;re a fait une fracture du col du f&#233;mur &#224; la suite d'une chute. Je passe sur le fait que cette chute a elle-m&#234;me une cause, et qu'il serait utile de savoir ce qui s'est pass&#233; : il est tr&#232;s fr&#233;quent que la chute soit l'expression d'une pathologie qui, elle, est la vraie explication de ce qui s'est pass&#233; ensuite ; avec cette difficult&#233; qu'elle n'est pas facile &#224; trouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite on renonce &#224; l'op&#233;rer en urgence. C'est grave car :
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; La chirurgie de la hanche est peu agressive, et il a fallu que la situation cardiaque de votre m&#232;re ait &#233;t&#233; tr&#232;s inqui&#233;tante pour qu'on la r&#233;cuse.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Si le pronostic des fractures du col du f&#233;mur op&#233;r&#233;es est excellent, celui des fractures non op&#233;r&#233;es est beaucoup plus sombre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;decin diagnostique &lt;i&gt;un trouble du rythme sur une hypovol&#233;mie dans un contexte de cardiopathie s&#233;v&#232;re&lt;/i&gt;. C'est parfaitement compatible avec sa maladie cardiaque de fond. Ajoutons que cette maladie cardiaque est ancienne, ce qui fait qu'on n'a pas lieu de s'&#233;tonner si la situation s'effondre. Or il y a eu un arr&#234;t cardiaque. Je ne sais pas quel &#233;tait l'&#226;ge de votre m&#232;re, mais je pr&#233;sume qu'elle avait plus de 70 ans, voire 75 ; l'&#226;ge n'est cause de rien, mais on sait bien que le pronostic r&#233;animatoire des sujets &#226;g&#233;s est moins bon que celui des sujets jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et malgr&#233; tous ces soins la situation reste si pr&#233;caire qu'on ne l'op&#232;re toujours pas : on se contente d'un simple vissage, qui a une bonne action antalgique mais ne permet pas d'envisager une reprise de la marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors voyons vos questions :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;1) Suite a la lecture du dossier m&#233;dical concernant ma m&#232;re, j'ai &#233;tait interloqu&#233; par une pi&#232;ce jointe (&#233;lectrocardiogramme) effectu&#233; le 6 Novembre 2016 le jour de son arriv&#233;e aux urgences avant son ACR.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Ce document signifie un EGC anormal avec quelques pr&#233;cisions de sympt&#244;mes : Fibrillation auriculaire, Bloc de conduction intraventriculaire non sp&#233;cifique, Infarctus du myocarde ant&#233;rolat&#233;rale anciennet&#233; ind&#233;termin&#233;e.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Ma question est : Probl&#232;me d'interpr&#233;tation ? De diagnostic ? Une erreur ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne comprends pas votre question. Cet &#233;lectrocardiogramme est conforme &#224; ce qu'on pouvait attendre compte tenu de ce que vous avez d&#233;crit de la situation cardiologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2) Elle &#233;tait hospitalis&#233;e du 26 Juin 2015 au 10 Juillet 2015 pour sympt&#244;mes confusionnel, d&#233;shydratation mod&#233;r&#233;e, surdosage AVK suite a cette hospitalisation quinze jours apr&#232;s ma m&#232;re fait une d&#233;compensation cardiaque suite &#224; une tentative d'arr&#234;t du Lasilix initi&#233; par le m&#233;decin de l'h&#244;pital lors de sa derni&#232;re hospitalisation.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Quoi en penser ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien. Vous d&#233;crivez la situation classique des malades dont le c&#339;ur est si &#233;puis&#233; qu'il n'a plus la force de pomper les volumes de liquide n&#233;cessaires. La seule mani&#232;re de le soulager est de diminuer le volume de liquide, et les choses se terminent sur ce dilemme : si on diminue le volume on induit une d&#233;shydratation et si on ne le diminue pas on cr&#233;e une d&#233;compensation cardiaque. Et le sentier devient de plus en plus &#233;troit, jusqu'&#224; ce que la situation devienne sans issue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;3) Hospitalisation en D&#233;cembre 2015 de 9 jours pour OAP sur pouss&#233;e hypertensive, suite &#224; cette hospitalisation, quelque jours apr&#232;s surdosage d'AVK, cette fois-ci elle a fr&#244;l&#233; la r&#233;-hospitalisation.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me remarque ; j'ai toujours tendance &#224; me dire que ces surdosages m&#233;dicamenteux sont souvent li&#233;s &#224; une d&#233;nutrition. Le probl&#232;me est qu'il n'y a aucun moyen r&#233;aliste de renutrir ces malades cardiaques, qui n'ont jamais faim.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;4) Le lundi 28 Mars 2016 (Lundi de P&#226;ques), J'&#233;tais avec ma m&#232;re en ce jour de f&#234;tes, j'ai d&#251; m'absenter une petite heure en fin de journ&#233;e.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
L'EHPAD m'appelle en m'expliquant que ma m&#232;re a fait un malaise, en arrivant je ne l'ai pas reconnue, elle &#233;tait bien en partant.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. Nous parlons d'une malade qui est en fin de vie depuis longtemps. Quand l'effondrement se produit il a souvent cette brutalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'infirmi&#232;re de l'EHPAD l'avait mise sous oxyg&#232;ne (d&#233;saturation &#224; 80 %) ensuite le m&#233;decin (SOS m&#233;decins) nous donne un avis grave concernant ma m&#232;re&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'infirmi&#232;re a bien fait : elle a agi en urgence et veill&#233; &#224; appeler un m&#233;decin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le lendemain on l'a transf&#233;r&#233;e aux urgences, le diagnostic s'est av&#233;r&#233; une dyspn&#233;e avec d&#233;saturation &#224; 80%, mise sous masque a haute concentration sous 15l, pas de fi&#232;vre ,pas de syndrome inflammatoire biologique, ma m&#232;re est alors Glasgow 14 avec ralentissement psychomoteur&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les urgentistes ont donc d&#233;tect&#233; une d&#233;tresse respiratoire majeure ; ils ne se sont certainement pas content&#233;s de mettre de l'oxyg&#232;ne &#224; fort d&#233;bit, et ils ont d&#251; rechercher une cause. Au fond la seule question qui se pose est plut&#244;t de savoir si, compte tenu de l'&#233;tat cardiologique d&#233;sastreux, ils se sont pos&#233; la question de ne pas, au contraire, aller trop loin dans les investigations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vers Midi, il d&#233;cide de la transf&#233;rer dans un autre h&#244;pital.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Le diagnostic : pleuro-pneumopathie du lobe inf&#233;rieur droite, score fine a 223 groupe 5, la patiente est apyr&#233;tique, bradycarde, Glasgow : 7, il suppose une d&#233;gradation brutale de son &#233;tat neurologique lors du transport en ambulance, d&#233;tection d'un foyer pleuro-pneumopathie, et sur le plan neurologique : AVC frontal d&#233;j&#224; connu en D&#233;cembre 2015 (aucune trace d'un AVC frontal sur son dossier m&#233;dical)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous d&#233;crivez l&#224; une situation catastrophique, mais qui est un grand classique : une situation cardiologique intenable qui s'effondre sous l'impact d'une infection respiratoire. Il n'y a rien &#224; faire, rien &#224; esp&#233;rer, et la d&#233;gradation de son &#233;tat de conscience est li&#233;e &#224; ce d&#233;faut d'oxyg&#233;nation. Dans ce contexte la question de sa voir ce qu'il en a &#233;t&#233; d'un accident vasculaire c&#233;r&#233;bral les mois pr&#233;c&#233;dents n'a gu&#232;re d'importance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Elle est arriv&#233;e le 30 Mars 2016, au matin aux urgences, transfert en ambulance vers un autre h&#244;pital au milieu de la journ&#233;e et le soir j'ai eu un entretien avec le m&#233;decin me disant vu l'&#233;tat de ma m&#232;re et de ses comorbidit&#233;s la sagesse est de ne pas la mettre sous r&#233;animation, ils ont prodigu&#233; les soins de confort et elle d&#233;c&#233;dera le 31 Mars 2016 &#224; midi.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le m&#233;decin a tr&#232;s bien fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Quelle rapidit&#233; !!!, en l'espace de 48 heures tout &#233;tait fini !!&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui ; cette &#233;volution est tout &#224; fait conforme &#224; ce qu'on a l'habitude de voir. Ajoutons que le pire aurait &#233;t&#233; que les choses tra&#238;nent, car elles auraient pu aboutir &#224; une fin de vie tr&#232;s p&#233;nible. Les vieux m&#233;decins, dont je fais partie, r&#233;p&#233;taient un adage : la pneumonie est l'amie du vieillard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, et sous r&#233;serve de ce qui s'est r&#233;ellement pass&#233;, je ne vois dans votre r&#233;cit ni incoh&#233;rences, ni questions sans r&#233;ponses, ni doutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre je crois que vous &#234;tes victime de votre sentiment de culpabilit&#233;. Sur ce point je vous renverrais bien &#224; &lt;a href=&#034;http://michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article107&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel='nofollow external'&gt;http://michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article107&lt;/a&gt; ; mais d'embl&#233;e je vous rassure : ce sentiment fait partie du deuil normal, et j'ai toute confiance dans votre capacit&#233; &#224; sortir de ce petit pi&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14742</link>
        <dc:date>2016-12-03T20:07:31Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonsoir,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me permets de vous &#233;crire car je n'arrive pas &#224; faire mon deuil.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Ma m&#232;re est d&#233;c&#233;d&#233;e fin Mars 2016 apr&#232;s 29 mois de souffrance,de d&#233;soeuvrement et j'en passe.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Son p&#233;riple a commenc&#233; d&#233;but Novembre 2013 pour s'achever fin Mars 2016.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Il y a eu plusieurs &#233;v&#233;nements durant cette p&#233;riode dont j'aurais besoin d'un avis,je vais essayer d'aller &#224; l'essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 6 Novembre 2013, ma m&#232;re chute chez elle, elle est prise en charge par les urgences et le diagnostic s'est av&#233;r&#233; une fracture du f&#233;mur garden 4,elle devait se faire op&#233;rer le lendemain,mais le 7 Novembre au soir elle a fait un malaise cardiaque devant moi.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Elle a &#233;tait hospitalis&#233;e en r&#233;animation pour un arr&#234;t cardiaque intra-hospitalier,sans &#233;tiologie retrouv&#233;e faisant suite &#224; une fracture de hanche droite.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Ma m&#232;re &#233;tait porteuse d'une cardiopathie droite dilat&#233;e s&#233;v&#232;re connue depuis une quinzaine d'ann&#233;es (elle &#233;tait hospitalis&#233;e en 2007,2009 pour OAP sur pouss&#233;e d'insuffisance cardiaque,AC/FA,HTA).&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
L'hypoth&#232;se du m&#233;decin :Un trouble du rythme sur une hypovol&#233;mie dans un contexte de cardiopathie s&#233;v&#232;re.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
2 semaines apr&#232;s elle sort de r&#233;animation (quelques probl&#232;mes neurologique &#224; la sortie et un geste &#224; minima a &#233;t&#233; effectu&#233; par vissage percutan&#233; pour sa fracture du col du f&#233;mur)&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Apr&#232;s les 2 semaines de r&#233;animation ,un passage au soin intensif et en cardiologie,elle sort de l'h&#244;pital mi D&#233;cembre pour un long s&#233;jour en SSR (mi Mars).&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
A la sortie du SSR,elle se retrouve clou&#233;e dans un fauteuil roulant et elle vivra en institution de mi Mars 2014 &#224; son d&#233;c&#232;s fin Mars 2016.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Je vais vous &#233;num&#233;rez les points d'interrogations rencontr&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) Suite a la lecture du dossier m&#233;dical concernant ma m&#232;re,j'ai &#233;tait interloqu&#233; par une pi&#232;ce jointe (&#233;lectrocardiogramme) effectu&#233; le 6 Novembre 2016 le jour de son arriv&#233;e aux urgences avant son ACR.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Ce document signifie un EGC anormal avec quelques pr&#233;cisions de sympt&#244;mes :Fibrillation auriculaire,Bloc de conduction intraventriculaire non sp&#233;cifique ,Infarctus du myocarde ant&#233;rolat&#233;rale anciennet&#233; ind&#233;termin&#233;e .&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Ma question est : Probl&#232;me d'interpr&#233;tation ? de diagnostic ? Une erreur ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) Elle &#233;tait hospitalis&#233;e du 26 Juin 2015 au 10 Juillet 2015 pour sympt&#244;mes confusionnel,d&#233;shydratation mod&#233;r&#233;e,surdosage AVK suite a cette hospitalisation quinze jours apr&#232;s ma m&#232;re fait une d&#233;compensation cardiaque suite &#224; une tentative d'arr&#234;t du Lasilix initi&#233; par le m&#233;decin de l'h&#244;pital lors de sa derni&#232;re hospitalisation.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Quoi en penser ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3)Hospitalisation en D&#233;cembre 2015 de 9 jours pour OAP sur pouss&#233;e hypertensive , suite &#224; cette hospitalisation,quelque jours apr&#232;s surdosage d'AVK, cette fois-ci elle a fr&#244;l&#233;e la r&#233;-hospitalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4) Le lundi 28 Mars 2016 (Lundi de P&#226;ques),J'&#233;tais avec ma m&#232;re en ce jour de f&#234;tes , j'ai du m'absent&#233; une petite heure en fin de journ&#233;e .&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
L'EHPAD m'appelle en m'expliquant que ma m&#232;re a fait un malaise,en arrivant je l'ai pas reconnu ,elle &#233;tait bien en partant.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
L'infirmi&#232;re de l'EHPAD l'avait mise sous oxyg&#232;ne ( d&#233;saturation &#224; 80 % ) ensuite le m&#233;decin (SOS m&#233;decins) nous donne un avis grave concernant ma m&#232;re.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Le lendemain on l'a transf&#233;r&#233;e aux urgences,le diagnostic s'est av&#233;r&#233; une dyspn&#233;e avec d&#233;saturation &#224; 80%,mise sous masque a haute concentration sous 15l, pas de fi&#232;vre ,pas de syndrome inflammatoire biologique,ma m&#232;re est alors Glasgow :14 avec ralentissement psychomoteur .&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Vers Midi, il d&#233;cide de la transf&#233;rer dans un autre h&#244;pital.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Le diagnostic : pleuro-pneumopathie du lobe inf&#233;rieur droite,score fine a 223 groupe 5,la patiente est apyr&#233;tique,bradycarde,Glasgow:7,il suppose une d&#233;gradation brutale de son &#233;tat neurologique lors du transport en ambulance,d&#233;tection d'un foyer pleuro-pneumopathie,et sur le plan neurologique :AVC frontal d&#233;j&#224; connu en D&#233;cembre 2015(aucune trace d'un AVC frontal sur son dossier m&#233;dical )&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Elle est arriv&#233; le 30 Mars 2016,au matin au urgences ,transfert en ambulance vers un autre h&#244;pital au milieu de la journ&#233;e et le soir j'ai eu un entretien avec le m&#233;decin me disant vu l'&#233;tat de ma m&#232;re et de ses comorbidit&#233;s la sagesse est de ne pas la mettre sous r&#233;animation,il ont prodigu&#233; les soins de confort et elle d&#233;c&#233;dera le 31 Mars 2016 a midi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle rapidit&#233; !!!, en l'espace de 48 heures tout &#233;tait fini !!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore des incoh&#233;rences,des questions sans r&#233;ponses ,des doutes,de la culpabilit&#233;,quoi en penser,et j'en passe(malaise brutale,d&#233;gradation brutale entre deux h&#244;pitaux,dossier m&#233;dicaux incoh&#233;rents et...........)&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Je n'arrive pas encore &#224; comprendre ce basculement si rapide,&#231;a me d&#233;passe.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>christophe</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>dyspn&#233;e terminale et caf&#233; du commerce...</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14580</link>
        <dc:date>2016-09-09T06:12:31Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour, Yann.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le Caf&#233; du Commerce, vous n'imaginez sans doute pas &#224; quel point je partage votre opinion ; c'est tout le probl&#232;me des expressions plus ou moins proverbiales que de contenir souvent une forte part d'injustice, et nous connaissons tous des cordonniers qui sont fort bien chauss&#233;s ; mais faut-il pour autant renoncer &#224; les utiliser ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre, dans ce cas pr&#233;cis. Ne parlons pas du fait que les m&#233;decins restent majoritairement des gens trop peu &#224; l'aise avec eux-m&#234;mes et avec les autres pour prendre le risque de sortir de leur technicit&#233;. Non : je veux parler d'autre chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ma carri&#232;re j'ai souvent pest&#233; contre le fait qu'en mati&#232;re de sant&#233; ma parole &#233;tait toujours moins cr&#233;dible que celle de mon coiffeur. Je ne me suis pas suffisamment demand&#233; pourquoi, et surtout j'ai refus&#233; d'en prendre acte. Jusqu'au moment o&#249; je me suis dit que les choses &#233;taient comme &#231;a, qu'il fallait faire avec, que c'&#233;tait une donn&#233;e culturelle qu'on ne pouvait analyser sans le secours de l'ethnom&#233;decine, et que le probl&#232;me &#233;tait plut&#244;t de voir comment on pouvait l'utiliser pour passer des messages de sant&#233; qui tiennent un peu ma route. J'ai m&#234;me pens&#233; (je ne le ferai pas, j'ai d'autres investissements maintenant) &#224; aller au Caf&#233; du Commerce, m'installer dans un coin, &#233;couter, et t&#226;cher de comprendre si je pouvais y faire quelque chose d'utile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allons plus loin. Vous parlez de mon &#171; humanit&#233; &#187; ; c'est une chose qui m'a &#233;t&#233; dite, et j'en suis particuli&#232;rement fier. Mais&#8230; ce n'est pas parce que je suis humain qu'on me payait ; c'est parce que j'&#233;tais cens&#233; disposer d'un savoir. L'humanit&#233; est pour le m&#233;decin &#224; la fois une vertu essentielle et absolument pas le probl&#232;me ; le premier devoir &#233;thique d'un m&#233;decin est de conna&#238;tre son m&#233;tier. Car, comme vous le soulignez, si c'&#233;tait pour mon humanit&#233; qu'on me convoquait, on se serait rapidement avis&#233; que sur ce chapitre le boulanger du coin de la rue pourrait m'en remontrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, je partage totalement ce que vous me dites. Et je crois que ce serait vrai m&#234;me si vous &#233;tiez tomb&#233; sur des m&#233;decins un peu plus empathiques : il est sans doute important que certaines choses &lt;i&gt;ne soient pas&lt;/i&gt; confi&#233;es aux m&#233;decins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'ADMD par contre, je maintiens l'int&#233;gralit&#233; de mon jugement n&#233;gatif. Et je suis tr&#232;s remont&#233; contre ceux qui, au sein de cette association, parlent au nom de personnes en souffrance en accumulant mensonges, hypocrisies et sophismes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>dyspn&#233;e terminale et caf&#233; du commerce...</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14578</link>
        <dc:date>2016-09-08T17:22:00Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pr&#233;cise d'abord que je ne suis pas membre de l'ADMD, m&#234;me si j'envisage parfois d'y adh&#233;rer ;&gt;))&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Je suis surpris par la s&#233;cheresse de votre affirmation &#034;la place de l'ADMD est au caf&#233; du commerce&#034; : cela ne cadre pas avec la r&#233;flexion, l'exp&#233;rience et l'humanit&#233; que vous affichez dans vos r&#233;ponses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mon point de vue, le caf&#233; du commerce a des avantages :
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; c'est une sorte de catharsis comme le confessionnal et le vaudou, un endroit et un moment pour communiquer et d&#233;charger le stress accumul&#233;.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; c'est aussi un endroit o&#249; l'on peut trouver des solutions &#224; sa port&#233;e : peu importe qu'elles soient consid&#233;r&#233;es comme bonnes ou mauvaise par ceux qui ne sont pas directement concern&#233;es, l'important c'est que l'int&#233;ress&#233; puisse les comprendre, se les approprier et finalement se sentir mieux. Les chamans soignent, c'est ind&#233;niable. Et quand on souffre, on n'a pas de probl&#232;me d'&#233;thique !
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; enfin, c'est parfois le seul endroit o&#249; l'on puisse aller et trouver empathie ou sympathie. Je ne vous importunerai pas avec le d&#233;tail de mes mauvaises exp&#233;riences, mais &#224; chaque moment difficile de ma vie, que ce soient les 10 jours de coma de ma fille, la perte de b&#233;b&#233;s chez mon &#233;pouse, le d&#233;c&#232;s de mes parents ou mes deux cancers (je commence &#224; &#234;tre vieux : j'ai eu le temps d'avoir des moments difficiles), je me suis plus souvent heurt&#233; au handicap de communication de &#034;ceux qui savent&#034; que je n'ai &#233;t&#233; r&#233;confort&#233; par leur humanit&#233; ou leur gentillesse ! Heureusement qu'il y avait parfois le mot gentil d'une infirmi&#232;re ou d'une simple &#034;fille de salle&#034; qui aidait &#224; ne pas trop d&#233;sesp&#233;rer de ses semblables...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, oui, il m'est parfois plus facile de d&#233;cider de ma conduite avec mes &#034;copains de bistro&#034; qu'avec quelque technicien en blouse blanche. Enfin, juste une opinion...&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Yann</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14513</link>
        <dc:date>2016-08-10T13:08:31Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour, Sushi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que je comprends votre d&#233;sarroi. Et j'aimerais pouvoir vous apporter beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais je me demande si nous n'allons pas avoir un probl&#232;me de m&#233;thode. Car vous venez d'&#234;tre prise dans un ouragan : il va vous falloir parler, beaucoup parler, et je me demande si vous ne feriez pas mieux de le faire r&#233;ellement, c'est-&#224;-dire avec un professionnel, psychologue ou non, de la parole ; m&#234;me si d'un autre c&#244;t&#233; il vous faut consid&#233;rer que votre &#233;tat, dans cette phase du deuil, est parfaitement normal, et qu'il n'y a probablement rien d'autre &#224; faire que de laisser le temps accomplir son travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette remarque pr&#233;liminaire faite, que peut-on dire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord que la situation est classique : les cancers du foie, ou ceux des voies biliaires (qui ne sont pas les m&#234;mes), sont volontiers foudroyants, survenant chez des sujets en pleine sant&#233; apparente, et qui peuvent tuer dans la semaine. Ajouton qu'ils sont de mauvais pronostic, et que l'&#233;volution que vous d&#233;crivez est tout &#224; fait habituelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En second lieu on ne peut pas dire si la r&#233;v&#233;lation du diagnostic induit l'effondrement qu'on observe. Cela se peut ; mais il ne faut pas oublier que nous avons besoin de tels mythes, qui entretiennent par contraste l'id&#233;e (que rien ne prouve) que si on se bat on peut lutter contre l'in&#233;luctable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En troisi&#232;me lieu, il est fr&#233;quent de voir le r&#233;sultat, initialement encourageant, de chimioth&#233;rapies, s'effondrer inexplicablement au bout de quelques semaines. J'ajoute pour ma part qu'il s'agissait d'une chimioth&#233;rapie pr&#233;op&#233;ratoire, d&#233;cid&#233;e parce que le cancer n'&#233;tait pas op&#233;rable d'embl&#233;e. Cette proc&#233;dure a pour elle la logique ; mais dans les faits je ne l'ai gu&#232;re vue marcher, du moins dans ce type de tumeurs, car le cancer ne devient op&#233;rable qu'en apparence ; et l'une des questions que je me pose est de savoir ce que je ferais si on me d&#233;tectait tel ou tel cancer pour lequel le bon sens me dit qu'en l'&#233;tat rien ne sert &#224; rien ; et cela me commanderait de refuser tout traitement ; &#224; moins qu'on ne me propose un protocole exp&#233;rimental et que je puisse me dire qu'au moins cela servirait aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref la rechute posait un probl&#232;me d&#233;licat : en pratique, elle signifiait que la situation &#233;tait devenue palliative, et on aurait tout aussi bien pu arr&#234;ter toutes les investigations. Encore faut-il le dire avec prudence, car cela pose la question de l'acharnement th&#233;rapeutique, dont je ne me lasserai jamais de dire qu'elle n'est simple qu'au Caf&#233; du Commerce. On oublie en effet que quand on d&#233;cide d'arr&#234;ter les soins le malade meurt toujours, et que cela ne permet en rien de dire ce qui se serait pass&#233; si on ne les avait pas arr&#234;t&#233;s : en somme il est absurde de jouer au loto, mais la seule chose dont je peux &#234;tre s&#251;r c'est que si je ne joue pas je n'ai aucune chance de gagner. Or il se peut fort bien que les m&#233;decins aient eu d'excellentes raisons de ne pas capituler si vite (sans compter que nous ne savons pas si la malade &#233;tait pr&#234;te &#224; souscrire &#224; cet abandon th&#233;rapeutique). Il se peut aussi que, du strict point de vue du confort, il se soit av&#233;r&#233; n&#233;cessaire de lutter contre une d&#233;faillance cardiaque ou une septic&#233;mie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que les m&#233;decins se soient rapidement aper&#231;us que la malade ne supportait pas l'apport de liquides intraveineux est malheureusement une circonstance fr&#233;quente : ils ont essay&#233;, &#231;a n'a pas march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les choses vont d&#232;s lors tr&#232;s vite, dans un tableau tassez classique. Il faut noter que, comme les soignants semblent l'avoir sugg&#233;r&#233;, ces fins de vie sont souvent assez peu p&#233;nibles pour le malade. Ce assez peu p&#233;nibles signifie : &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Qu'il ne faut pas r&#234;ver : la fin de vie n'est jamais un moment agr&#233;able.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Qu'il ne faut pas se m&#233;prendre (mais comment ne pas se m&#233;prendre ??) sur ce qu'on observe : ce qu'on voit n'est pas identique &#224; ce que le malade ressent, en raison notamment de nombreux m&#233;canismes protecteurs (la confusion mentale en est un) qui lui permettent de ressentir de mani&#232;re amortie, voire de ne pas ressentir du tout, ce qui est en train de se passer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'ensemble votre r&#233;cit sugg&#232;re que vous avez eu affaire &#224; une &#233;quipe comp&#233;tente, qui a pris les bonnes d&#233;cisions et qui conna&#238;t l'utilisation des m&#233;dicaments utiles en extr&#234;me fin de vie : je ne peux pas savoir s'il &#233;tait utile de prescrire de l'Hypnovel, mais cette prescription prouve au moins que la question a &#233;t&#233; pos&#233;e, et certes elle se posait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors d'o&#249; vient votre sentiment ? &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Il vient de ce que vous &#234;tes en deuil, et qu'une des &#233;tapes fondamentales du deuil est celle de la culpabilit&#233; (ou de la col&#232;re) qui incite toujours &#224; se demander si ce qui a &#233;t&#233; fait a &#233;t&#233; bien fait. &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Il vient de ce que les choses ne vous ont pas permis de vous pr&#233;parer : toute cette &#233;volution a &#233;t&#233; trop rapide, trop dramatique. Mais il vous faut consid&#233;rer que si elles l'ont &#233;t&#233; pour vous elles l'ont &#233;t&#233; aussi pour les soignants, qui pas plus que vous n'ont eu le temps de s'organiser. &lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Il vient de ce que vous n'avez pas entendu, ou pas d&#233;crypt&#233;, les messages qui vous ont &#233;t&#233; adress&#233;s. Le m&#233;decin de garde vous a dit son inqui&#233;tude ; mais de mani&#232;re encore plus caract&#233;ristique vous &#233;crivez : L'infirmi&#232;re de garde me dit &#034;c'est un comportement habituel des patients qui sont en train de partir, ils ont la sensation de br&#251;ler&#034;.......en train de partir o&#249; ? Car je crois qu'elle pouvait difficilement parler de mani&#232;re plus explicite, mais, comme elle l'a tr&#232;s finement compris, vous n'&#233;tiez pas en &#233;tat d'en entendre davantage.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Cela n'exclut pas, &#233;videmment, qu'il y ait eu des rat&#233;s dans la communication. J'aurais &#233;t&#233; certes soulag&#233; de lire que le m&#233;decin du service vous a appel&#233;s dans son bureau et vous a fait un point exact de la situation. Sauf que. Sauf que cela se passe en juillet, le lendemain d'un week-end, dans un service qui n'est pas un service de soins palliatifs, et dans un contexte o&#249; les m&#233;decins n'ont pas encore eu le temps de renoncer totalement &#224; leur r&#234;ve d'une am&#233;lioration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mot pour finir : il ne s'est probablement pas agi d'une s&#233;dation profonde terminale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;dation profonde terminale s'envisage quand le patient est en proie &#224; une souffrance d&#233;mesur&#233;e qu'on ne peut apaiser par aucun autre moyen. Vu de ma terrasse ensoleill&#233;e, cela ne semble pas avoir &#233;t&#233; le cas, et les m&#233;decins s'en sont sortis par des moyens nettement plus l&#233;gers : non seulement ces situations appellent rarement une s&#233;dation profonde terminale, mais encore les faits que vous d&#233;crivez montrent que, pr&#233;cis&#233;ment, la s&#233;dation n'a pas &#233;t&#233; profonde : on s'est born&#233; &#224; ce qui &#233;tait strictement n&#233;cessaire ; ce qui renforce ma conviction que les soins ont &#233;t&#233; excellents : il est tellement plus simple de se d&#233;barrasser du probl&#232;me (et bien souvent du malade) en l'inondant de drogues dont il n'a que faire. Ajoutons qu'une s&#233;dation profonde terminale ne se d&#233;cide pas sans une discussion coll&#233;giale (qui a peut-&#234;tre &#233;t&#233; men&#233;e) &#224; laquelle on associe toujours le malade quand son &#233;tat le permet, les proches quand il ne le permet pas. Je doute qu'une telle &#233;quipe ait pu prendre une d&#233;cision de s&#233;dation profonde terminale sans vous en parler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224;. Je crois donc que tout s'est pass&#233; aussi peu mal que cela pouvait l'&#234;tre. Ce qui vous d&#233;sar&#231;onne, et on ne peut que le comprendre, c'est la violence de ce que vous venez de vivre, situation semblable, somme toute, &#224; celle des victimes d'attentats ; c'est cette derni&#232;re comparaison qui me fait penser que, peut-&#234;tre, il vaudrait mieux ne pas tarder &#224; faire comme elles : trouver le lieu o&#249; vous allez pouvoir en parler, en parler longuement. J'aimerais que ce site puisse remplir ce r&#244;le, mais je n'en suis pas s&#251;r.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je reste cependant &#224; votre &#233;coute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14511</link>
        <dc:date>2016-08-09T20:10:46Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonsoir,&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
j'ai lu avec attention les diff&#233;rents t&#233;moiganages de cette page et j'y ai trouv&#233; certains &#233;l&#233;ments de ce que ma famille et moi-m&#234;me avons v&#233;cu, il y a moins d'un mois, juste avant le d&#233;c&#232;s de ma m&#232;re. Depuis son d&#233;part je suis d&#233;vor&#233;e par les questions. Que s'est-il pass&#233; exactement ? Pourquoi cela s'est-il pass&#233; de cette mani&#232;re ? Aurait-on pu/du agir diff&#233;remment ? L'&#233;quipe soignante / nous (la famille) ? Qu'aurait-on du faire ? Personnellement, c'&#233;tait la premi&#232;re fois que je me trouvais dans une situation pareille et j'ai l'impression d'avoir rat&#233; quelque chose. Si vous le permettez je vais vous faire part de mon exp&#233;rience. Tout a commenc&#233; mi-octobre. Suite &#224; une prise de sang (aux r&#233;sultats douteux) effectu&#233;e dans un contexte anodin, ma m&#232;re a &#233;t&#233; envoy&#233;e par son m&#233;decin g&#233;n&#233;raliste effectuer une &#233;chographie abdominale (suspicion d'une affection au foie) et le diagnostic a &#233;t&#233; foudroyant : tumeur de 7cm sur le foie et la v&#233;sicule ayant envahi les voies biliaires. Alors que ma m&#232;re se portait comme un charme la veille de l'echographie (mes parents venaient de rentrer de 15 jours de vacances en bord de mer) et comme si la simple conscience de la pr&#233;sence de la maladie &#233;tait capable de d&#233;clencher des sympt&#244;mes, la descente aux enfers a commenc&#233; le soir m&#234;me du diagnostic. Grave ict&#232;re avec n&#233;cessit&#233; de pose de stents biliaires en urgence (2 fois en un mois car les 2 premiers se seont d&#233;plac&#233;s), d&#233;marrage d'un protocole de chimio ultra agressif (5 jours de chimio tous les 15 jours), accompagn&#233; de tous les d&#233;sagr&#233;ments habituels &#224; ce type de traitement (perte d'app&#233;tit, naus&#233;es, vomissements, perte de cheveux etc.) Bref, plus de 8 mois de combat acharn&#233; quotidien pour un r&#233;sultat n&#233;anmoins tr&#232;s encourageant (diminution de la tumeur de 70% au bout de 5 mois et 40% de plus au bout de 3 mois suppl&#233;mentaires !) avec intervention chirurgicale envisageable au bout de 12 s&#233;ances de chimio. Le graal !! Et puis tout d'un coup, au bout de 10 chimios, tout s'est pr&#233;cipit&#233; lors d'une consultation de contr&#244;le. Le m&#233;decin traitant de ma m&#232;re a constat&#233; un gonflement anormal de l'abdomen : il y a eu formation d'ascite (&#224; priori en raison d'apparition de m&#233;tastases au niveau du p&#233;ritoine). Ma m&#232;re est hospitalis&#233;e le lundi et une ponction est pratiqu&#233;e (3l d'ascite) le mardi. Le mercredi elle va un peu mieux et &#224; partir de jeudi c'est la derni&#232;re ligne droite. Sur ma sollicitation expresse (ma m&#232;re n'est plus capable de parler et apparemment elle commence &#224; halluciner), le m&#233;decin de garde m'indique qu'elle fait une grave septic&#233;mie qui apparemment atteint entre autres le cerveau. Le vendredi, elle commence &#224; avoir de graves difficult&#233;s respiratoires. Les m&#233;decins soup&#231;onnent une embollie pulmonaire, l'envoient au scanner et nous indiquent qu'elle fait plutot un oedeme pulmonaire. Il la mettent sous masque &#224; oxyg&#232;ne, lui injectent des antibiotiques et des diur&#233;tiques (en plus des produits nutritifs et de rehydratation.... Qu'ils supprimeront &#224; partir de dimanche sous pretexte de ne pas diluer l'efficacit&#233; des antibiotiques). Samedi &#231;a va un peu mieux : elle avale une biscotte et un peu d'eau et elle parle un peu. Dimanche, une premi&#232;re crise est g&#233;r&#233;e avec succ&#232;s (pouls tr&#232;s &#233;lev&#233;, tensions tr&#232;s &#233;lev&#233;e, oxygenation en chute, difficult&#233;s de respiration). Une sonde urinaire lui est pos&#233;e. Elle la g&#234;ne, lui fait mal. Elle est tr&#232;s agit&#233;e. Lundi, elle est sous hypnovel. Elle ne parle plus du tout, ne r&#233;agit pas, les yeux sont tout le temps ouverts, elle ne d&#233;glutit pas. La nuit de lundi &#224; mardi est terrible : elle a du mal respirer, est tr&#232;s agit&#233;e, les bras et les mains sont glac&#233;s, elle arrache la couverture et la chemise de nuit. L'infirmi&#232;re de garde me dit &#034;c'est un comportement habituel des patients qui sont en train de partir, ils ont la sensation de bruler&#034;.......en train de partir o&#250; ?!??! Elle est effectivement partie le mardi &#224; midi, toujours sous hypnovel et morphine, sans aucune communication de la part du personnel sougnant &#224; part un &#034;je suis desol&#233;, c'est tr&#232;s proche...&#034; le matin m&#234;me du d&#233;c&#232;s. Je concois que ma m&#232;re avait une affection d'une gravit&#233; absolue mais je n'arrive pas &#224; comprendre cette derni&#232;re semaine : personne ne nous a dit &#224; aucun moment ce qu'&#233;tait la s&#233;dation profonde treminale (j'ai d&#233;couvert depuis que &#231;a s'appelle comme &#231;a), que le moment &#233;tait (peut-&#234;tre ?) venu d'y faire appel (pour quelle raison ? La dyspn&#233;e ? L'oedeme ? La septic&#233;mie ?), ce que cela impliquait....En me documentant depuis sur le sujet, j'ai l'impression que ma famille et moi-m&#234;me n'avons pas su r&#233;agir correctement, poser les bonnes questions au bon moment.....et que le personnel soignant, bien qu'attentionn&#233; et apparemment comp&#233;tent n'a peut-&#234;tre pas correctement abord&#233; le sujet. Je suis rong&#233;e par toutes ces questions et je ne sais pas &#224; qui les poser, c'est un sujet &#233;pineux. Tout &#233;clairage que vous pourrez m'apporter sera le bienvenu et je vous remercie par avance de l'attention que vous voudrez bien porter &#224; mon message.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Sushi</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14431</link>
        <dc:date>2016-07-06T10:47:45Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Si SAMU = service d'aide m&#233;dicale urgente, il est raisonnable de penser qu'une aide m&#233;dicale &#233;tait envisageable durant les 5h pr&#233;c&#233;dant la mort, et il est certain qu'il aurait fallu se d&#233;placer pour en d&#233;cider.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Je crois qu'il ne faut pas d&#233;sesp&#233;rer des m&#233;decins, mais qu'il ne faut pas accepter la r&#233;ponse qui a &#233;t&#233; donn&#233;e par celui-ci qui ne l'a pas &#233;t&#233;.&lt;/p&gt;</description>
        
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14430</link>
        <dc:date>2016-07-06T08:50:33Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour, Marianne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que vous r&#233;pondre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telles que vous les rapportez, les choses appelleraient une proc&#233;dure judiciaire, ou au moins administrative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais je voudrais r&#233;fl&#233;chir un peu plus. Ce qui me semble indiscutable, c'est que la r&#233;ponse du r&#233;gulateur du SAMU n'a pas &#233;t&#233; adapt&#233;e. Reste &#224; savoir en quoi, et on le peut d'autant plus ais&#233;ment que tous les appels t&#233;l&#233;phoniques sont enregistr&#233;s. Sans m&#234;me parler de poursuites, il serait donc important d'analyser cette conversation, ne serait-ce qu'&#224; titre de p&#233;dagogie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est exact que le SAMU est d&#233;di&#233; &#224; des interventions visant &#224; sauver des vies, et non &#224; des accompagnements de fin de vie ; il faudrait aussi savoir quelle &#233;tait la situation concr&#232;te &#224; ce moment pr&#233;cis : on ne va pas l'appr&#233;cier de la m&#234;me mani&#232;re si toutes les &#233;quipes &#233;taient sorties ou si on &#233;tat plut&#244;t en p&#233;riode de calme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il faut nuancer aussit&#244;t : m&#234;me si ce n'&#233;tait pas le r&#244;le du SAMU que d'intervenir, on peut consentir des exceptions ; en se souvenant que ces exceptions ont pour le service qui les consent une sanction financi&#232;re, et que les m&#233;decins sont parfois harcel&#233;s par leur autorit&#233; de tutelle (m&#234;me si je ne suis pas trop d'accord avec les racontars qu'on colporte sur un pr&#233;tendu rationnement des soins). D'autre part si la mission du SAMU n'&#233;tait pas forc&#233;ment de se rendre sur les lieux, elle &#233;tait de rechercher une r&#233;ponse plus appropri&#233;e. De toute fa&#231;on, si on a d&#233;cid&#233; (je suis pour) de privil&#233;gier les fins de vie &#224; domicile, cela doit conduire &#224; red&#233;finir les missions des SAMU, car des catastrophes comme celle que vous avez v&#233;cues ne manqueront pas de se reproduire, appelant l'envoi sur place d'&#233;quipes d'urgence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut aussi se demander comment les choses se sont produites. Il arrive, on le sait bien, qu'un &#339;d&#232;me pulmonaire se d&#233;clenche de mani&#232;re brutale. Mais il arrive bien plus souvent qu'elles surviennent dans un contexte d'insuffisance cardiaque terminale, de sorte qu'on peut s'attendre &#224; un accident dramatique. Il faut alors anticiper et dire ce qu'on fera le cas &#233;ch&#233;ant. C'est plus facile &#224; dire qu'&#224; faire, car la seule solution aurait &#233;t&#233; d'hospitaliser pr&#233;ventivement votre m&#232;re, par exemple en soins de suite, ou peut-&#234;tre, si elle allait d&#233;j&#224; tr&#232;s mal, en unit&#233; de soins palliatifs. Mais c'&#233;tait renoncer &#224; l'id&#233;e de la faire mourir chez elle. En d'autres termes, si on maintient l'objectif de favoriser les d&#233;c&#232;s &#224; la maison, il faudra bien assumer un certain pourcentage de situations infernales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14423</link>
        <dc:date>2016-07-04T21:58:25Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Ma maman, &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
&#233;tait cardiaque, elle est morte d' un &#339;d&#232;me pulmonaire, apr&#232;s plus de 5 heures d' agonie d' &#233;touffement, j' ai appeler le Samu qui a cat&#233;goriquement refuser de venir, me disant de la laisser mourir, il avait des vies a sauver, pas de temps &#224; perdre avec une mourante, elle est morte apr&#232;s sous nos yeux, c' est une image atroce, nous &#233;tions dans la d&#233;tresse ce soir la, personne n' est venu au secours, j' ai cette image de la souffrance de ma m&#232;re grav&#233;e pour toujours dans ma m&#233;moire, je ne peux plus aller chez un docteur, j' ai perdu foi en la m&#233;decine, si je suis malade, je n' irai pas me soigner, je suis compl&#232;tement d&#233;chue , &#233;c&#339;ur&#233;e des h&#244;pitaux, docteurs, etc....je ne crois plus en eux...&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>marianne</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14175</link>
        <dc:date>2016-04-11T19:57:07Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonsoir, Justine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a deux aspects &#224; votre question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re est de savoir si votre grand-m&#232;re est en extr&#234;me fin de vie. Je n'en sais rien et n'en peux rien savoir, mais il me semble que si on a d&#233;cid&#233; de la placer sous s&#233;dation par morphine Hypnovel c'est qu'on consid&#232;re que la fin est tout de m&#234;me assez proche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde est de savoir ce qu'il faut faire. Et l&#224; les choses sont tr&#232;s claires : une dame dans cette situation n'a pas faim, et n'a pas soif. D'ailleurs si elle avait faim ce n'est pas une perfusion de glucose qui la nourrirait, et si elle avait soif le plus raisonnable serait, non de la perfuser (surtout si elle a des probl&#232;mes respiratoires, car l'hydratation aurait toute chance de les aggraver) mais de veiller &#224; l'humidit&#233; de la bouche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais je me demande si le plus important ce soir n'est pas le troisi&#232;me aspect.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car ce que l'&#233;quipe vous dit en agissant comme elle le fait, c'est que les choses sont en train de se pr&#233;cipiter. Et cette &#233;ch&#233;ance, vous vous y attendez, et en m&#234;me temps vous n'y &#234;tes pas pr&#234;te. C'est bien cela qui vous fait peur et qui vous est si difficile (et comment ne pas vous comprendre ?) &#224; accepter. Peut-&#234;tre faudrait-il en parler plus pr&#233;cis&#233;ment avec les professionnels ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment14173</link>
        <dc:date>2016-04-11T19:33:41Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma grd m&#232;re pr&#233;sente une dyspn&#233;e suite &#224; une infection pulmonaire ayant provoqu&#233; une fibrose (d&#251; aux corticoides). Ces dernieres 24H, elle a pr&#233;sent&#233; des douleurs importantes pour respirer. Du coup, elle est sous morphine et hypnovel. Elle passe son temps &#224; dormir et g&#233;mir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous &#233;crie car mon inqui&#233;tude vient du fait, que l'&#233;quipe soignante ne veut pas mettre notre grd mere sous perfusion de glucose pour lui donner plus de confort. N'est-ce pas pousser plus vite notre grd mere vers la mort et la faire souffrir de la faim ? La veille de cet &#233;v&#232;nement notre grd m&#232;re a tr&#232;s bien mang&#233; et le docteur a estim&#233; qu'elle avait un bon coeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une souffrance pour la famille de savoir que finalement le docteur la sachant condamn&#233;, laisse son apport nutritionnel &#224; l'abandon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci d'avance de nous donner votre point de vue,&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Justine&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Justine</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment13999</link>
        <dc:date>2016-02-18T00:16:54Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonsoir, et merci de ce beau message.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai gu&#232;re &#224; y ajouter ; je me contenterai de souligner trois points.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier est sans doute le plus important : oui, il y a des gens qui travaillent bien ; des gens qui savent ce qu'ils font ; des gens attentifs et d&#233;vou&#233;s. C'est pourquoi il est si important de comprendre pourquoi tant d'autres n'en sont pas l&#224;. Et il ne faut pas se borner &#224; chercher des explications dans leur paresse ou leur n&#233;gligence. Cela existe, la paresse et la n&#233;gligence ; mais bien plus souvent, presque toujours, le probl&#232;me est dans leur souffrance et leur manque de formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second est que vous avez eu affaire &#224; un m&#233;decin qui semble vous avoir parl&#233; ouvertement, et sans pr&#233;cautions particuli&#232;res. C'est un grand d&#233;bat, du moins en France : comment annoncer les mauvaises nouvelles. Ce que vous dites c'est que cette attitude de franchise, la confiance que le m&#233;decin a t&#233;moign&#233;e dans votre capacit&#233; de r&#233;action, c'est cela qui a &#233;t&#233; payant. Je n'en tire pas de conclusion particuli&#232;re, mais je crois que votre t&#233;moignage est important sur ce point : &#224; trop biaiser on induit des effets d&#233;l&#233;t&#232;res, quelle que soit la mani&#232;re dont on l'annonce une mauvaise nouvelle reste une mauvaise nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me est que vous constatez le manque d'effectifs. Et je vous suis sur ce point. Mais il faut malheureusement consid&#233;rer que les effectifs on un co&#251;t, et que contrairement &#224; un discours qui a &#233;t&#233; inconsid&#233;r&#233;ment tenu (et sur lequel certains restent arc-bout&#233;s), personne ne sait financer ce co&#251;t. Les chiffres sont de droite : il y a pr&#232;s de 7 500 EHPAD en France ; un poste n&#233;cessite 2,5 personnes. Si on cr&#233;ait un poste d'aide-soignant dans chaque EHPAD, il faudrait pr&#232;s de 20 000 embauches ; chaque embauche co&#251;te par an &#8364; 30 000 euros avec les charges ; cette mesure, qui resterait d&#233;risoire, co&#251;terait 600 millions d'euros. C'est donc le concept et la mission des EHPAD qu'il faut reconsid&#233;rer. Personne n'y est pr&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment13997</link>
        <dc:date>2016-02-17T00:22:17Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonsoir,&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Mon p&#232;re vient de mourir d'une d&#233;compensation respiratoire. Il a &#233;t&#233; tr&#232;s bien entour&#233; par le corps m&#233;dical et par nous sa famille. Je tiens &#224; saluer les professionnels de sant&#233;, m&#233;decins, infirmi&#232;res, aides soignantes. &lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Quand mon p&#232;re a &#233;t&#233; admis &#224; l'EHPAD, impossible de voir le m&#233;decin car tr&#232;s pris par son activit&#233; priv&#233;e et celle de l'EHPAD. J'ai r&#233;ussi &#224; le &#034;coincer&#034; dans son bureau et lui ai clairement demand&#233; ce qu'il en &#233;tait de l'&#233;tat de sant&#233; de mon p&#232;re, en toute sinc&#233;rit&#233; : pas de blablabla... (m&#234;me si j'envisageais... la fin de vie). Il m'a dit que c'&#233;tait l'affaire de quelques semaines. Je lui ai dit qu'il n'&#233;tait pas concevable que mon p&#232;re meurt dans des souffrances atroces.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
La mort n'a jamais &#233;tait un sujet &#224; &#233;viter dans ma famille, m&#234;me si elle reste toujours difficile &#224; affronter. Mais &#231;a, c'est une histoire de vivant. Quand j'ai pos&#233; la question &#224; mon p&#232;re s'il avait peur de la mort, il m'a dit oui et non. Non car c'&#233;tait in&#233;vitable, oui car il avait peur de souffrir. Le m&#233;decin m'a dit qu'il le mettrait sous morphine + anxiolytique... en temps voulu.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Le m&#233;decin a su m&#233;nager le malade et sa famille.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Il est parti ce soir, entour&#233; d'une infirmi&#232;re et de plusieurs aides soignantes.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Je retournerai volontiers &#034;coincer&#034; le m&#233;decin en charge de mon p&#232;re pour le remercier de sa franchise et congratuler toute son &#233;quipe pour son engagement aupr&#232;s des malades, et des familles.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Quand plus rien n'est possible pour gu&#233;rir...&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Le service public, c'est quand m&#234;me top ! Des moyens en plus seraient les bienvenus. J'ai pu voir le manque de personnel, des aides soignantes qui font le travail des infirmi&#232;res, une infirmi&#232;re pour trois &#233;tages le weekend. On maintient un service public, mais c'est path&#233;tique.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>SARTORI</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment13193</link>
        <dc:date>2015-06-02T19:05:16Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonsoir, Dom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je comprends votre perplexit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me semble qu'il y a deux questions &#224; se poser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re est d'&#233;valuer la l&#233;gitimit&#233; de la d&#233;cision prise. Ce sont des situations qu'on rencontre, en effet, mais il faut d&#233;tailler. Ce que j'ai connu, c'est la situation de ces malades pr&#233;sentant par exemple un cancer du poumon avec une tumeur qui vient &#233;roder un gros vaisseau. Dans ces situations, ce qu'on redoute c'est une h&#233;morragie cataclysmique dans le poumon, avec une asphyxie brutale. On sait alors qu'on ne r&#233;animera pas, mais on ne r&#233;animera pas tout simplement parce qu'on n'aura pas le temps de faire quoi que ce soit ; il faudra donc assister &#224; la noyade du malade, et le regarder mourir d'une mort qui, &#224; d&#233;faut d'&#234;tre confortable, sera rapide. Bien s&#251;r on prend la pr&#233;caution de laisser dans la table de nuit une seringue de midazolam pr&#234;te &#224; &#234;tre inject&#233;e, mais entre vous et moi le malade sera mort avant qu'on ait pu s'en saisir, injecter le produit et constater son effet ; l'int&#233;r&#234;t de cette seringue est de laisser au soignant l'illusion qu'il pourrait agir, et heureusement, dans la pratique, l'h&#233;morragie ne se produit pas, ce qui &#233;vite d'avoir &#224; v&#233;rifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le cas dont je vous parle est clair : on est en fin de vie, le malade mourra de toute fa&#231;on de son h&#233;morragie, et toute tentative pour inverser le cours des choses est vou&#233;e &#224; l'&#233;chec. Ici vous me parlez d'une malade qui multiplie les fausses routes. C'est aussi une situation fr&#233;quente, mais le probl&#232;me est ici que chacune de ces fausses routes est susceptible de gu&#233;rir. On ne peut donc pas raisonner de la m&#234;me mani&#232;re, et je ne peux absolument pas vous dire sur quels arguments la d&#233;cision de ne pas r&#233;animer a &#233;t&#233; prise ; il faut que ces arguments soient solides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se pourrait aussi qu'il y ait un malentendu. Je veux dire que la d&#233;cision annonc&#233;e est de ne pas r&#233;animer. Cela signifie qu'en aucun cas on n'hospitalisera la malade si elle vient &#224; pr&#233;senter un &#233;tat asphyxique, ou une infection majeure apr&#232;s une fausse route. Dans de multiples situations cette d&#233;cision est sage. Mais cela inclut-il la man&#339;uvre de Heimlich, simple et efficace, et dont j'esp&#232;re bien que vos soignants la connaissent par c&#339;ur (sinon la premi&#232;re chose &#224; faire est de les former, tant sont nombreuses, dans une structure comme la v&#244;tre, les occasions de l'utiliser) ? Probablement pas. Et dans ce cas il n'est pas question de laisser la malade sans les premiers secours, il est question de ne pas aller plus loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde question &#224; se poser est celle de l'implication des soignants. Et il me semble n&#233;cessaire de poser au moins deux jalons &#233;thiques.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Le premier de ces jalons est qu'on ne peut pas demander &#224; un soignant d'appliquer une d&#233;cision de cet ordre s'il n'a pas particip&#233; &#224; la prise de cette d&#233;cision. Je tiens que quand un d&#233;bat &#233;thique d&#233;bouche sur une d&#233;cision pratique, cette d&#233;cision doit &#234;tre telle qu'elle puisse &#234;tre appliqu&#233;e par tous, y compris par ceux qui ne sont pas d'accord.
&lt;br /&gt;&lt;img src='http://www.michel.cavey-lemoine.net/squelettes-dist/puce.gif' width=&#034;8&#034; height=&#034;11&#034; class=&#034;puce&#034; alt=&#034;-&#034; /&gt; Le second de ces jalons est qu'on ne peut pas demander &#224; une &#233;quipe d'appliquer une telle d&#233;cision sans se donner les moyens de l'aider &#224; vivre ce qui va se passer. Car s'il y a, je vous l'ai dit, des situations o&#249; il faut effectivement se pr&#233;parer &#224; ne rien faire et &#224; regarder le malade mourir, cela ne peut se faire qu'avec une &#233;quipe bien pr&#233;par&#233;e, et rompue &#224; ces situations difficiles ; en pratique, il faut avoir d&#233;j&#224; bien c&#244;toy&#233; le monde des soins palliatifs. Je ne suis pas s&#251;r que cette condition soit ici remplie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait donc rediscuter de cela avec l'&#233;quipe m&#233;dicale. Non point tant pour contester ses choix, je suppose qu'ils sont pertinents ; mais pour que la probl&#233;matique fasse l'objet d'un d&#233;bat si ce d&#233;bat n'a pas &#233;t&#233; men&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;je reste &#224; votre disposition pour en reparler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment13189</link>
        <dc:date>2015-06-02T09:39:26Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
J'interviens dans une institution pour des gapp, j'aimerais que vous eclairiez ma lanterne.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Je vais etre breve : une patiente atteinte d'une maladie degenerative, un protocole est fait pour ne pas reanimer.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
J'ai rencontre une equipe affolee temoignant leur incapacite &#224; regarder une personne s' etouffer....&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Pour moi un protocole de fin de vie n'est pas de ne rien faire en cas de fausses routes, ethiquement peut on poursuivre des soignants qui aiderait cette personne en lui tapant dans le dos en cas de fausses routes. La consigne n'est pas claire et les soignants en desarroi, ne serait on pas dans le cas de dufaire plaisir &#224; l'entourage.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Pouvez vous m'aider et me donner votre point de vue.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Moi non plus je ne pourrais pas regarder une personne s' etouffer sans reagir.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Merci&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>dom lemesre</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment8203</link>
        <dc:date>2011-10-09T16:53:48Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;CHER MICHEL,&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Merci de nouveau d'avoir r&#233;pondu &#224; mon message.....&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Non, je ne pense pas qu'elle ait eu de la morphine.....elle a eu toute la panoplie des m&#233;dicaments pour le coeur....dopamine, atropine, 1 unit&#233; de sang pour l'h&#233;mmoragie, arr&#234;t de ce foutu coumadine, et prise de vitamine k.......puis adr&#233;naline en dernier......&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
et toutes sortes de perfusions........&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Je pense qu'ils ne l'ont pas consid&#233;r&#233; comme &#233;tant en fin de vie.....elle est rentr&#233;e samedi soir vers 22h....elle est morte quelques 24 heures de plus, plus tard....en service de cardiologie.......&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Il n'y a que le cardiologue qui l'a r&#233;ceptionn&#233; aux urgences, puis qui a pass&#233; les premi&#232;res heures de la nuit en cardiologie, qui nous a dit que l'&#233;p&#233;e de Damocl&#232;s &#233;tait au dessus d'elle....&#224; savoir.....impossibilit&#233; de ponctionner le sang puisque taux de pt tr&#232;s &#233;lev&#233;........administration d'une unit&#233; de sang et attente pour voir si le coeur supporte le choc cardiog&#233;nique......&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>REBEKAH</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment8200</link>
        <dc:date>2011-10-09T13:05:39Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonjour, Rebekah&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse est dans votre message : l'oxyg&#232;ne n'am&#233;liore pas tr&#232;s longtemps le confort des insuffisants cardiaques. Quand le traitement de l'insuffisance cardiaque n'est plus efficace, la seule mani&#232;re d'am&#233;liorer les choses est la morphine ; il faut aussi traiter l'anxi&#233;t&#233;, mais ce n'est que rarement le point essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc le r&#233;sultat que vous avez observ&#233; est celui qu'on observe quand on ne se donne pas les moyens de soulager le malade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit il y avait peut-&#234;tre de tr&#232;s bonnes raisons de ne pas le faire : je n'y &#233;tais pas. Il faudrait en reparler avec l'&#233;quipe soignante, c'est toujours difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment8198</link>
        <dc:date>2011-10-09T10:50:14Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;BONJOUR MICHEL !!!!!!&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
J'ai d&#233;couvert votre site aujourd'hui, et j'ai fait le r&#233;cit de l'agonie de ma Maman, dans le sujet de l'&#034;agonie&#034;......&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Au sujet de la dyspn&#233;e, ma Maman a &#233;t&#233; en dyspn&#233;e durant les 3 derniers mois de sa vie..... et principalement les 3 derni&#232;res semaines de sa vie qu'elle a pass&#233; &#224; l'hopital, et o&#249; elle &#233;tait sous masque d'oxig&#232;ne.....&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Le dernier jour, elle sentait vraiment qu'elle &#233;tait en manque d'air, et demandait elle-m&#234;me encore plus d'oxig&#232;ne...elle n'a jamais eu de morphine.....jusqu'&#224; la derni&#232;re minute, elle a exprim&#233; le fait qu'elle manquait d'air....&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>REBEKAH</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment2039</link>
        <dc:date>2010-02-26T18:19:24Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Bonsoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voici au c&#339;ur du probl&#232;me, n'est-ce pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car comme vous dites, tout cela ressemble beaucoup &#224; de l'acharnement th&#233;rapeutique. A ceci pr&#232;s que &#231;a marche. Enfin, je n'entre pas dans une discussion importante : vous dites : &#034;le SAMU arrive, on fait une bronchoscopie avec aspiration &lt;i&gt;et&lt;/i&gt; le malade va mieux&#034; ; il ne faudrait pas dire trop vite : &#034;le SAMU arrive, on fait une bronchoscopie avec aspiration &lt;i&gt;donc&lt;/i&gt; le malade va mieux&#034;. Mais laissons ce point : c'est tout le probl&#232;me de l'acharnement th&#233;rapeutique : &#231;a marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, que d&#233;cider ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit vous avez une id&#233;e de ce que le malade veut, et cela vous guide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit vous n'en avez pas, et vous &#234;tes en grande difficult&#233; ; la plus grande est le risque de se d&#233;barrasser du probl&#232;me en se d&#233;barrassant ind&#251;ment de la personne, sous le pr&#233;texte que c'est pas une vie, ou que vous &#224; sa place vous n'accepteriez pas &#231;a, ou que... Comme vous dites, l'agitation autour de ce malade sert avant tout &#224; calmer l'angoisse des soignants ; mais l'abandon th&#233;rapeutique lui aussi pourrait bien servir avant tout &#224; calmer l'angoisse des soignants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi ces d&#233;cisions sont difficiles ; et c'est pourquoi la place de l'ADMD est au caf&#233; du commerce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#224; vous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Michel</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>La dyspn&#233;e terminale</title>
        <link>http://www.michel.cavey-lemoine.net/spip.php?article75#comment2009</link>
        <dc:date>2010-02-23T22:39:18Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;tr&#232;s interressant comme approche. Dans un EHPAD ou il n'y a pas d'infirmi&#232;re le soir, l'AS fait appelle au samu pour un r&#233;sident en IRC sous oxyg&#232;ne qui presente des &#034;etouffement&#034; la panique est telle que le samu est contact&#233; systematiquement. Arriv&#233; aux urgences il lui est fait une bronchoscopie avec aspiration de liquide pour ECB puis retour &#224; l'ehpad avec un compte rendu du geste (que j'estime assez invasive pour une personne &#226;g&#233;e) c'est tout. Et bien entendu le r&#233;sident recup&#232;re et ne meurt pas !!!&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Le geste a fait du bien ? &#224; qui ?&lt;/p&gt;</description>
        
    </item>


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